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Thierry de Duve - "Au nom de l'art (Pour une archéologie de la modernité)", Ed : Minuit, 1989, p120

 

Street Art -

Ah, l'art? Que des apories!

L'art moderne se donne des finalités (l'art pour l'art, la politique, l'esthétique ou l'éthique) qui masquent son seul impératif absolu : "Sois libre et fais n'importe quoi"

Ah, l'art? Que des apories!
   
   
   
                 
                       

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La modernité en art a commencé quand on est devenu libre d'abandonner toutes les règles, tous les canons, toutes les contraintes usuelles de l'art. L'évidence s'est imposée peu à peu : n'importe quoi peut être objet d'art, et n'importe qui peut le produire ou le juger. C'est la loi moderne, mais elle est difficile à accepter. On tente de la justifier par des finalités ou des conditions :

- l'art pour l'art est un but en soi. On affirme la cause du sublime, de la spiritualité, de l'utopie, du plaisir, de la beauté ou de l'harmonie, mais on rabat la fin sur les moyens. L'autonomie de l'art se manifeste par le métier, la technique, l'esthétique ou l'académisme. Le faire constitue le tout de l'art, qui ne s'ancre en définitive que dans sa propre aire de compétence (formalisme greenbergien).

- l'art vise une transcendance : art didactique, prise de conscience, discours de vérité, buts érotiques ou politiques. Il se dit asservi à une cause supérieure mais peut se servir de n'importe quoi, comme l'ont fait les Spartakistes, l'Agit-prop ou le situationnisme. En dépît de toute finalisation, il obéit à un ordre qu'il ignore. La transcendance est vite résorbée dans l'immanence affirmative d'un marché qui s'accommode de n'importe quoi.

Ces finalités ne sont que des interprétations de l'injonction nue "fais n'importe quoi", qu'on refuse d'admettre.

 

 

Cet impératif largement appliqué depuis Cézanne conduit au readymade ou à l'anti-art. Si l'essence de l'art est de repousser ses limites toujours plus loin, le readymade et l'anti-art en sont effectivement les points ultimes.

C'est ainsi que l'art moderne fonctionne en pratique, et la critique d'art officielle a fini par consacrer ce principe, mais sans le proclamer officiellement, car cela la viderait de tout contenu. Il faut que l'art soit n'importe quoi, mais il faut aussi le justifier autrement afin qu'il reste de l'art, car si l'art mourait vraiment, à quoi bon des critiques d'art?

 

 

 


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