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Cinéma, art populaire                     Cinéma, art populaire
Sources (*) :              
Christian Metz - "Le signifiant imaginaire - Psychanalyse et cinéma", Ed : Union Générale d'Editions, Coll 10/18, 1977, d'après la page 86 (largement transformée)

 

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Le cinéma suppose un double retrait : 1/ L'objet filmé 2/ la personne du spectateur

   
   
   
                 
                       

 

Pour que le cinéma fonctionne, le spectateur doit se laisser aller à un autre réseau d'identifications que celui dans lequel il est pris dans sa vie usuelle. Cela suppose sa réduction à un pur regard, simple acte de perception.

1: la scène réelle qui a été filmée, avec ses acteurs et ses décors, a disparu depuis longtemps. Cette scène était artificielle dès le départ. Elle a été fabriquée spécialement pour être filmée, afin d'être remplacée par une image projetée sur l'écran. Mais alors, quel est l'objet vu au cinéma? Pas la scène réelle telle que filmée, mais son image. La scène réelle, elle-même représentative d'un scénario, est depuis le départ un référent perdu, inexistant. Son statut est et a toujours été d'avoir été filmée. Bien que définitivement détruite, elle conserve une certaine forme de présence qui est celle de l'objet retiré. Premier retrait.

2: spectateur, je me retire de mon monde habituel, je renonce à mes objets courants, à mes désirs, à mes fantasmes personnels. Je m'identifie à tout ce à quoi l'on peut s'identifier dans un film (les personnages, la caméra, etc...). Mon réseau d'associations et d'identifications (conscientes et inconscientes) se retire au profit d'un substitut d'objet envoyé par le film. Second retrait.

 

 

Photo © D.R.

Un monde (qu'on peut rétroactivement qualifier de réel) s'est doublement retiré, laissant place à un autre monde, un ailleurs primordial, infiniment désirable, jamais possessible, à une perception visuelle et auditive dont la productivité infinie est celle de l'imaginaire.

 

 

 


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