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Cézanne, l'autre perspective                     Cézanne, l'autre perspective
Cézanne, la promesse               Cézanne, la promesse
Elena Terblom - "L'ourlet de la Chose", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 23 août 2007

 

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Art et perspective immédiate

[Cézanne rompt avec la perspective, il fait émerger la Chose qui n'a pas encore de nom]

Art et perspective immédiate
   
   
   
L'oeuvre ne dévoile nulle vérité L'oeuvre ne dévoile nulle vérité
                 
                       

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Cézanne ne rompt pas seulement avec la perspective linéaire, il rompt avec la notion même de perspective. Il n'est pas extérieur au tableau, il s'y englobe. Son regard flotte. Il déconstruit la vision courante, centrée. Comment s'extraire du discours et conserver un point de vue? L'équation est presque impossible. Une des solutions est d'observer chaque objet sous un point de vue différent, le sien (celui de l'objet). Tout est bouleversé autour de lui, y compris son rapport au fond. L'objet n'est pas représenté au sens traditionnel, il est réduit à des couleurs, des figures simples, des plans. Il s'étale matériellement sur la surface. Le peintre s'efface comme regard mais affirme sa technique, le travail de sa main. En restituant une profondeur que les impressionnistes avaient tendance à négliger, il fait émerger la Chose. Son nouvel espace est en mouvement perpétuel.

Observons deux oeuvres de jeunesse : L'ouverture de Tannhaüser (1866) et La pendule noire (1869). La perspective est déjà écrasée. Les espaces sont fermés et rectangulaires comme ceux de Manet à la même époque. Entre verticales et horizontales, les objets sont entassés. Il n'y a pas de point de fuite. Dans un cas, la musique résonne dans une pièce close, dans l'autre tout s'est arrêté, la tasse de café est vide, le cendrier abandonné et l'horloge n'a pas d'aiguille. Le silence règne, l'oeuvre peut commencer.

On retrouve la même immobilité dans la première version d'Une moderne Olympia (vers 1867). Les personnages, qui ressemblent à des statues, ne se regardent pas. La tension est enfouie, refoulée mais palpable. Quelques détails - souvent rouges - la font sentir. Déjà la pomme vient en plus.

L'espace de Cézanne est toujours en voie de création, jamais complètement créé. S'il privilégie la couleur et le contraste sur la ligne, c'est pour éviter l'achèvement. Son monde est à peine antérieur à la nomination. Les objets arrivent, ils ne se sont pas stabilisés sur la surface du tableau, ils n'ont pas encore de nom (c'est ce que Derrida appelle : Khôra). Ils ne sont qu'une promesse.

 

 

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Propositions

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Cézanne enfante un nouvel espace vers 1880

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La signature de Cézanne est associée à un événement dans la peinture qui engage sa signature, et beaucoup d'autres à sa suite : la promesse performative d'un "autre" performatif

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L'ouverture de Tannhaüser (Paul Cézanne, 1866)

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Cézanne arrête le temps et fait taire les points de fuite (La pendule noire, 1869)

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Cézanne a voulu restaurer la profondeur picturale que les impressionnistes avaient enlisée dans les effets du coloris

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Tout l'effort moderne de la peinture pour se dégager de l'illusionnisme a une signification métaphysique : la profondeur que Cézanne a recherchée toute sa vie

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Traitez la nature par le cylindre, la sphère, le cône, le tout mis en perspective, que chaque côté d'un objet, d'un plan, se dirige vers un point central

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Dans chaque objet (orange, pomme, boule, tête), il y a un point culminant, et ce point est toujours le plus rapproché de notre oeil

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La découverte de Cézanne est qu'il est possible à l'oeil, en suivant de très près la direction des surfaces, de résoudre toute substance visuelle en un continuum de plans frontaux

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Le cubisme est l'aboutissement d'une série d'événements picturaux antérieurs : dissolution impressionniste de la forme, rapprochement par Cézanne de l'objet et du fond

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Il n'y a pas de ligne, le dessin est un rapport de contrastes ou de couleurs

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Chez Cézanne, l'espace et les formes naissent de la couleur

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Cézanne vise une peinture pure dans laquelle la matérialité de la surface prévaut sur l'illusion

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Depuis Cézanne, la peinture moderniste est identifiée à une tension entre le contenu du tableau et sa surface

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Je ne cherche à compléter les tableaux que pour le plaisir de faire plus vrai et plus vivant

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Cézanne déconstruit l'homogénéité de l'espace

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Le monde est autour de moi, non devant moi, j'y suis englobé, je le vis du dedans, je le vois à partir de moi et non comme le verrait un tiers témoin de ma vision

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[Chaque pomme de Cézanne vient en plus, toute autre, comme un objet supplémentaire qui se dissémine]

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Après avoir abandonné : la perspective linéaire (Cézanne), l'espace euclidien (cubisme), la figure (abstraction) et même la peinture (Duchamp), il reste à abandonner la modernité

 

 

 


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