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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

 
   
Jean - François Lyotard                     Jean - François Lyotard
             

 

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Page créée par le scripteur le 26 octobre 2007.

[A partir de Jean-François Lyotard (1924-1998)]

   
   
   
                 
                       

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- Bibliographie de Jean-François Lyotard.

 

Philosophe, écrivain, essayiste, auteur de très nombreux articles et d'une trentaine de livres où la philosophie est étroitement mêlée aux questions de l'art, de la littérature, de la psychanalyse et de l'histoire, Jean-François Lyotard est surtout connu pour sa théorie du figural. Il ne reconnaissait aucune barre entre signifiant, signifié et perception sensible et pensait que la différence était à voir, avant d'être à lire. Il fallait pour cela se situer au bord du discours, dans un monde de "coups" de langages qui était plus celui de l'indication que celui du symbole.

Certes, il revendiquait le pulsionnel, il se voulait déconstructeur et peut-être aussi, en tant que philosophe, irresponsable. Mais il était à l'écoute de l'époque. S'il s'est interrogé sur la modernité et aussi la postmodernité, ce n'était pas pour les renier, ni pour en fabriquer un nouveau métarécit, ni pour produire un autre savoir, c'était pour trouver un chemin dans cet univers sans critères qu'il qualifiait de "paganisme", ce qui ne l'empêchait pas de se référer à d'autres pensées, comme la pensée juive. Son horizon restait la justice. Il n'a jamais stabilisé aucune théorie ni figé aucun système. Il ne cherchait pas d'explication d'ensemble.

Sans doute était-il plus attiré vers la peinture que vers aucun autre art. Il y avait, pour lui, un sens caché dans la profondeur d'une couleur. Mais cela ne l'a pas empêché d'ouvrir des pistes dans d'autres domaines, comme celle du sublime dans l'art moderne ou de l'acinéma. Dans ces domaines et dans bien d'autres, ses frayages restent à parcourir.

Propositions (les tÍtes de parcours sont entre crochets)

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[Le figural est dans le discours, dehors, et aussi au bord]

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[Aucun discours de savoir ne peut justifier le Juste, on ne peut que le prescrire]

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[Il y a dans le monde une épaisseur, une différence constitutive, qui n'est pas à lire, mais à voir]

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[La modernité se caractérise par l'apparition de la capacité énonciative]

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[L'incrédulité à l'égard des métarécits caractérise le postmoderne]

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[Au bord du discours prend place un "espace de désignation" : où le discours s'ouvre sur le sensible, l'indication, l'intentionnalité et aussi le dessaisissement]

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[A chaque fois que manquent les critères de jugement, on est dans la modernité - quels que soient le lieu et la date]

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[Il y a dans tout signe une impulsion vers le désigné, le signifié, le sensible, l'immédiat]

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[Aujourd'hui le savoir n'est plus transmis pour lui-même, mais en fonction des compétences qui le légitiment]

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[Le lien social observable est fait de "coups" de langage]

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[L'art moderne trouve son ressort dans une esthétique du sublime : discordance du présentable et du concevable; retrait du réel]

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[La science postmoderne produit non pas du connu, mais de l'inconnu]

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[La "profondeur" d'une couleur ou d'une ligne est sa capacité à susciter une attente, à manifester un sens caché]

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[Il y a paganisme chaque fois que le juge ou celui qui dit la justice est pris dans la même sphère du langage que ceux qu'à l'occasion il va juger]

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[Le cinéma est une industrie, pas un art, sauf si, en tant qu'"acinéma", il résiste à la mise en ordre, soit par excès d'immobilité, soit par excès de mouvement]

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[Dans la pensée juive, la place de l'autre (celui qui me parle) n'est jamais occupable par moi]

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La modernité n'est pas une époque, mais plutôt un mode dans la pensée, l'énonciation, la sensibilité

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L'artiste ou l'écrivain postmoderne travaille pour établir les règles de "ce qui aura été fait"

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Dans les jeux de langage prescriptifs, l'important est d'écouter : on parle en écouteur, pas en auteur

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Le savoir est une compétence qui excède l'application du seul critère de la vérité et s'étend à l'efficience, la justice, le bonheur, la beauté, etc...

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Cézanne déconstruit l'homogénéité de l'espace

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La peinture a pour impulsion souterraine le laisser-être du désir

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L'art indique une fonction de la figure qui dément le discours

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Les avant-gardes artistiques et les écrivains modernes se désintéressent de leurs interlocuteurs, car il n'y a pas de "sujet universel" au nom duquel agencer des valeurs

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Il faut dissocier la "différence" (relation entre états hétérogènes) de l'"opposition" de type linguistique (écart réglé entre termes d'un même système)

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Il n'y a pas en science de paradigme stable : il vient toujours quelqu'un pour proposer de nouvelles règles du jeu (paralogie); les découvertes sont imprévisibles

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La figure-image (qui exprime le sens) et la figure-forme (hors langage) se redoublent l'une l'autre dans l'espace figural

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La Renaissance a opéré un travail de désintrication du figural et du textuel : exclure la figure du discours; produire le visible en tant que tel

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Le capitalisme n'a pas besoin d'autre légitimation que sa formule canonique : "Je te cède ceci, si tu peux me contrecéder cela"

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La destruction des métarécits modernes tient à l'impossibilité de continuer à organiser les événements selon l'idée d'une histoire universelle de l'humanité

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L'injustice absolue, c'est que la possibilité de continuer à jouer le Jeu du juste soit exclue

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Il n'y a pas de contenu connu pour la justice : elle est à produire dans des jugements justes, au coup par coup, et jamais selon une conformité à une définition

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Principe d'autonomie du sujet qui énonce la loi : "Est juste un énoncé que toutes les volontés peuvent proférer sans aliéner leur liberté"

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De même que la science n'a pas d'autre preuve de vérité que le consensus des experts, c'est le peuple qui débat avec lui-même du légitime, du juste et l'injuste

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Un "métarécit" est un discours de légitimation des règles du jeu et des institutions qui régissent le lien social

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Pour dire la vérité là où l'on ne l'attend pas, où elle détonne dans le discours, il faudrait un livre qui déconstruise le temps linguistique

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Un artiste est quelqu'un qui invente de nouveaux jeux de langage ou de nouveaux coups

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Dans toute parole ou discours, une épaisseur ou une opacité du sens se distingue des significations du langage portées par le signe

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Les métarécits de la modernité ne légitiment pas les institutions par un acte originel fondateur, mais par une idée à faire advenir, un projet

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Quoiqu'on puisse penser des avant-gardes artistiques, elles ont fonctionné comme une "perlaboration" de la modernité sur son propre sens

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Le développement des technosciences, mû par une force autonome, ne s'intègre plus dans le projet d'émancipation de l'humanité

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La pop music n'est pas une musique populaire, car il n'y a pas de peuple qui soit à la fois l'auditeur, le compositeur et l'exécutant de cette musique

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Les techniques ne prennent de l'importance dans le savoir contemporain que par la médiation de l'esprit de performativité généralisée

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Le déclin postmoderne des récits de légitimation tient à ce que les sociétés sont exclusivement régies par le principe de performativité

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Dans les sociétés postindustrielles, la normativité des lois est remplacée par la performativité des procédures

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Tout signe désigne quelque chose à faire voir, un invu, un objet absent que la parole rend présent

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Les jeux de langage déterminent trois genres de discours en fonction du pôle privilégié : l'énonciateur (volonté autonome), le destinataire (pensée juive), celui qui est parlé (paganisme)

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La photographie et le cinéma accomplissent mieux, plus vite et avec une diffusion plus large la tâche que l'académisme assignait au réalisme pictural et narratif : stabiliser le référent

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Une prescription contient explicitement, dans sa forme, l'attente de son propre efficace; elle place immédiatement celui qui la reçoit dans une situation d'obligation

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Dans le récit moderne, le savoir ne trouve pas sa validité en lui-même, mais dans un peuple libre, autofondé, animé par un mouvement d'autolégitimation

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La différence est, comme le processus primaire, indifférente à l'ordre temporel; elle est la non-temporalité que cet ordre vise à réduire

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L'écriture est irresponsable, car elle ne vient pas en réponse à une question

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Tout ce qui, dans le savoir constitué, n'est pas traduisible en bits d'information ou en langage de machine, est ou sera délaissé

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Pour la peinture moderne, le tableau est un objet où se montre l'engendrement des objets, l'activité transcendante même

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Il y a une transcendance de la justice, mais elle est vide

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Le caractère propre du visible est la différence

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La réalité et l'art ont affaire à ce qui s'est perdu lors de la déflagration initiale du langage, et qu'il faut retrouver

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Dans le cinéma de grande distribution, la forme représentative et narrative se rassemble en une totalité où les mouvements aberrants et les dépenses vaines sont éliminés

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Le travail cinématographique sur le support fait jouir le spectateur en détruisant son unité subjective

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Le cinéma subordonne tous les mouvements pulsionnels partiels, divergents et stériles, à l'unité du corps organique

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La fonction du cinéma, c'est de sélectionner les mouvements, y mettre de l'ordre pour faire de l'image un objet échangeable, une production

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Entre l'espace de la signification (système de la langue) et celui de la désignation (sensible) se glisse un autre espace, figural : celui du désir où travaille la vérité

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On ne peut pas enchaîner après Auschwitz, et pourtant il faut enchaîner, mais sans résultat spéculatif

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Ce qu'on appelle liberté est l'écoute de ce qui peut arriver, et qu'il faudra juger au-delà de toute règle

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Le travail de mise en scène est une mise hors scène : il exclut dans la scène, mais aussi en-dehors de la scène

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La modernité ne va jamais sans l'ébranlement de la croyance, et l'art moderne sans une présentation de l'imprésentable

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Une oeuvre moderne met à l'épreuve des limites de sensibilité et de culture jusqu'alors intouchées, tandis que la mode répète sans grande différence les innovations qui ont marché

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On ne peut saisir le geste de parole qui crée la signification dans sa fonction constituante que par la déconstruction

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En éliminant la différence, le champ visuel se constitue en système langagier "qui parle" par couleurs, lignes et valeurs

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Philosopher, c'est renouer avec l'enfance de l'esprit : un monstre qui n'en finit pas de commencer - mais jamais par le commencement, toujours par le milieu

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Le postmoderne est le moderne à l'état naissant

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Les prescriptions n'ont pas de fondement : on ne peut jamais déduire "le juste" de ce qui est

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Si l'on parle de "développement" plutôt que de "progrès", c'est parce qu'il est devenu impossible de le légitimer par la promesse d'une émancipation de l'humanité toute entière

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Aujourd'hui la raison - ensemble des règles qu'un discours doit respecter s'il vise à connaître et faire connaître son objet (son référent) - est subordonnée à la performance

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Pour que le cinéma reproduise l'émotion intense du fantasme, il faut que l'objet filmé s'immobilise, qu'il soit perçu à la fois comme zone érogène et représentation d'une personne

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Tout énoncé est un "coup" de langage, inséparable du contexte pragmatique dans lequel il apparaît

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Le Dieu de la physique est pur langage, texte sans ombre toujours présent à tous; l'espace n'y est plus à voir, mais à entendre

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Le jacobinisme a été fou, car c'est une folie de savoir le juste

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Le judaïsme dit "Il y a une loi"; refusant l'ontologie, il ne peut penser la prescription qu'en termes d'avenir

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Mallarmé montre que l'autre de la signification - le figural - peut venir habiter le discours

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Dans le paganisme, la relation entre hommes et dieux est à penser en termes de confins : le pays (pagus) est l'endroit où l'on pactise (pax = paix) avec autre chose

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Cézanne désire que la montagne Ste-Victoire cesse d'être un objet de vue pour devenir un événement dans la vision : c'est ce que le phénoménologue ne peut pas comprendre

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Duchamp n'est pas un performer, mais un transformeur; il ne réalise pas des performances, mais des transformances

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Nous appartenons à la révolution cézannienne et freudienne des années 1880-1930 grâce à laquelle nous pouvons comprendre celle de la Renaissance

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Le totalitarisme subordonne les institutions légitimées par l'idée de liberté à la légitimation par le mythe d'une chaîne de transmission fondée sur des noms propres

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Pour la pensée juive, le corps social doit privilégier absolument le pôle du destinataire s'il veut être juste

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Les juifs sont l'irreprésentable différence originaire

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Des dieux païens comme ceux des Grecs ne sont pas des maîtres de la parole : ils racontent et sont racontés, leur parole n'est pas performative comme celle du Dieu chrétien

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Bibliographie de Jean-François Lyotard

 

 

 


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