Accueil
Projet
Derrida
Œuvrance
Sources
Scripteur
Mode d'emploi
 
         
           
Lire Derrida, L'Œuvre à venir, suivre sur Facebook L'activité du site, suivre le blog

TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

 
   
Merleau - Ponty                     Merleau - Ponty
             

 

-

Page créée par le scripteur le 27 novembre 2007.

[A partir de Maurice Merleau-Ponty (1908-1961)]

   
   
   
                 
                       

logo

 

- Bibliographie de Maurice Merleau-Ponty.

 

Maurice Merleau-Ponty fait partie de ces auteurs disparus "prématurément", comme on dit, qui (comme André Bazin pour le cinéma, à peu près à la même époque) ont laissé la trace durable d'une pensée, d'un chemin à parcourir, comme si leur passage n'avait pas eu d'autre but que de marquer leur champ. La marque est indélébile, et tous ceux qui s'intéressent à la vision, à la perception, au regard, au corps et à la chair en passent par Merleau-Ponty.

Mais qu'est-ce que la chair? Celle qu'on regarde, celle qu'on entend, celle qu'on touche? A moins que ce ne soit celle qui nous regarde, celle qui nous entend ou celle qui nous touche? Ou bien la chair en général, la chair universelle? Un peu de tout ça, mon général. Être, dit-il, c'est s'entendre parler doublement, de l'intérieur et de l'extérieur - et voici introduite dès la départ la dimension chiasmatique de la pensée de Merleau-Ponty. Si vous me demandez ce qu'est un chiasme, eh bien c'est ce que, justement, j'allais vous expliquer, car le corps a deux côtés, senti et sentant, et c'est par ces deux côtés qu'il nous unit aux choses - dont d'ailleurs il faut partie. Voilà qui n'est pas nécessairement simple à expliquer, mais commençons par le commencement. Il y a être, il y a monde, il y a chose, et il y a notre corps. La façon dont tout ça interagit, c'est la chair. Elle s'enroule sur elle-même, ici et maintentant, et par elle, universellement, j'adhère au monde. C'est ce monde sensible qui nous vient en premier. C'est lui l'assise, le fondement de la vérité et de la foi perceptive. C'est à lui que je m'adresse quand je demande : "Que sais-je?"? C'est à lui que s'adresse directement ma vision, avant même de penser. L'être ne répond pas, il reste silencieux, mais si je m'y ouvre, alors peut venir le langage, et l'art aussi, et la peinture, qui célèbre l'énigme de la visibilité.

Propositions (les ttes de parcours sont entre crochets)

--------------

-

[Être, c'est s'entendre parler : "Je suis un être sonore"]

-

[Le corps nous unit directement aux choses, par sa propre ontogenèse]

-

[Le mode propre de notre rapport à l'Etre est un "Que sais-je?"]

-

[La peinture ne célèbre jamais d'autre énigme que celle de la visibilité]

-

[Pour comprendre l'être, le néant, le langage, il faut d'abord s'ouvrir à l'être]

-

[Il y a être, il y a monde, il y a quelque chose]

-

[Il n'y a pas d'autre assise de la vérité que la certitude d'un monde sensible qui nous soit commun]

-

[La vision n'est pas une pensée, elle habite un lieu du corps]

-

[Ici et maintenant, la chair, visible et voyante, est aussi l'universelle intercorporéité]

-

[De même que le Dasein de Heidegger n'appartient à aucun des deux sexes, la chair de Merleau-Ponty échappe à la différence sexuelle]

-

Le tableau répond à ce qui manque au peintre, à ce qui manque au monde pour être tableau, à ce qui manque au tableau pour être lui-même

-

Il n'y a que de l'Être; chacun se sait et sait les autres inscrits au monde

-

Il y a dans l'occupation du peintre une urgence qui passe toute autre urgence, un droit de regard sur toute chose, sans aucun devoir d'appréciation

-

L'image n'est pas une copie, une seconde chose, elle est ce qui rend possible la duplicité du voir (voyant/visible)

-

La vision ne diffère de l'imaginaire que par la recherche de la preuve

-

En apportant son corps, en le prêtant au monde, le peintre change le monde

-

Le néant n'est concevable qu'appelé par l'Être, car le vide à lui seul ne serait rien

-

Le langage met en mots le silence de l'Être; en lui s'enroulent le visible et le vécu

-

La foi perceptive ouvre au monde par l'expérience, plus vieille que toute opinion, de l'habiter par notre corps

-

La science est l'expression la plus dogmatique de la croyance dans le Grand Objet

-

"Où suis-je?" et "Quelle heure est-il?" sont des questions inépuisables

-

Le propre du visible est d'être superficie, d'une profondeur inépuisable

-

Près de l'autre, j'assiste à l'effrayante naissance de la vocifération

-

La chair n'est pas matière, ni esprit, ni substance, elle est un élément au sens de l'eau, l'air, la terre et le feu

-

J'entends ma voix vibrer du dedans, à travers ma tête, plutôt qu'au-dehors

-

C'est d'abord le regard qui interroge les choses : comme notre corps et nos sens, il est un mesurant pour l'Être

-

Loin de détenir le secret de l'être du monde, le langage est lui-même un monde qui redouble l'énigme du monde

-

Entre ma perception et la chose, mon corps s'interpose et s'efface

-

Le regard d'autrui ne dépend d'aucune possibilité intérieure, il est un pur fait qui me laisse médusé : l'entrée en scène de quelqu'un d'autre

-

Dans la peinture de Cézanne, le tableau n'est spectacle de rien : il montre comment les choses se font choses et le monde monde

-

Toute chair, même celle du monde, rayonne hors d'elle-même

-

Le visible semble reposer en lui-même, mais nous ne pouvons pas nous fonder en lui

-

Le peintre, quel qu'il soit, pendant qu'il peint, pratique une théorie magique de la vision

-

La chose contient en elle le foisonnement des perspectives que je vois

-

Si je me confonds avec ma vue du monde, sans aucun recul réflexif, ma vision pure concentre l'être en un point de néant

-

La vision du peintre fait naître un instant du monde où le visible se voit comme dans un miroir

-

La foi perceptive est la croyance que nous voyons les choses mêmes

-

Le propre du visible est d'avoir une doublure d'invisible qu'il rend présent comme une certaine absence

-

La pensée pure est une relation sourde avec le monde : il faut une surréflexion pour lui faire dire ce qu'il veut dire

-

Notre monde est principalement et essentiellement visuel; l'Être y est introduit par un système de perspectives à l'intersection de mes vues et de celles des autres

-

La peinture rend le mouvement visible par des discordances internes, des impossibilités temporelles que la photographie est incapable de montrer

-

Le monde est autour de moi, non devant moi, j'y suis englobé, je le vis du dedans, je le vois à partir de moi et non comme le verrait un tiers témoin de ma vision

-

Par d'autres yeux, nous sommes à nous-mêmes pleinement visibles

-

Autrui est invisible pour ma vision pure : il ne s'introduit dans mon univers de voyant que par l'effraction de son regard, qui assure son altérité

-

Je m'entends avec ma gorge

-

La chair est visibilité en soi, chose visible et voyante

-

La chair est l'enroulement du visible (du sensible) sur lui-même

-

Le monde et moi sont l'un dans l'autre : la chair tapisse et enveloppe toutes les choses visibles et tangibles dont elle est entourée

-

La chose est ce qu'elle est, sans commune mesure avec nos pensées

-

Notre corps a deux côtés : senti (sensible, objectif) et sentant (phénomènal)

-

Le langage est la voix même des choses

-

Le monde est chair universelle

-

La seule manière de penser le négatif dans l'Être est de penser qu'il (le négatif) est en n'étant pas

-

L'ouverture au monde est l'expérience de la chose qui est pensée, mais ne peut être réduite à la pure pensée

-

La parole, chair du visible, prolonge dans l'invisible l'appartenance du corps à l'être

-

Le psychisme est l'invisible de l'homme pensé comme une chose

-

Pour décrire l'être, on peut recourir à la dialectique comme pensée de situation, à condition de secouer les fausses évidences et de ne jamais la formuler en thèses

-

La chair vocale est l'adhérence intercorporelle du parlant et de l'entendant

-

Il n'est de bonne dialectique qu'hyperdialectique : celle qui enseigne qu'il y a toujours un supplément d'être dans l'être

-

C'est à l'expérience qu'appartient le pouvoir ontologique ultime : quand je me demande ce qu'est la chose, je suis un champ d'expériences

-

Le sens d'une oeuvre est issu d'elle; quand on la réinterprète après-coup, on ne la change qu'en elle-même

-

Dans la formule sartrienne "L'être est, le néant n'est pas", poser absolument que le néant n'est pas, c'est poser absolument que l'être est

-

La philosophie est l'ensemble des questions où celui qui questionne est lui-même mis en cause par la question

-

Tout l'effort moderne de la peinture pour se dégager de l'illusionnisme a une signification métaphysique : la profondeur que Cézanne a recherchée toute sa vie

-

Le temps est parfaitement familier à chacun, mais aucun de nous ne peut l'expliquer aux autres

-

Je suis impuissant à superposer l'expérience auditive de ma voix à celle des autres voix

-

L'oeil et l'esprit (Maurice Merleau-Ponty, 1964 - texte écrit en 1960) [LEELE]

-

Le visible et l'invisible (Maurice Merleau-Ponty, 1964) [VI]

-

Bibliographie de Maurice Merleau-Ponty (1908-1961)

 

 

 


Recherche dans les pages indexées d'Idixa par Google
   
 
 
Follow @pdelayin

 

 

 

 

 

   
 
     
 
                               
Création : Qylal

 

 
Idixa

Marque déposée

INPI 07 3 547 007

 

MerleauPonty
MerleauParcours

AA.BBB

LY_MerleauParcours

Rang = ZQuois_Merleau
Genre = -