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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
Sur le Contemporain                     Sur le Contemporain
Sources (*) : Où l'Orloeuvre demeure               Où l'Orloeuvre demeure
Susuke Shitima - "Pliures du Contemporain", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 30 novembre 2007

 

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[Pour vivre à cette époque, il faut se tenir à distance de soi-même]

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- Susuke : J'ai longtemps cherché une formule pour caractériser cette époque, mais je n'ai rien trouvé d'autre que cette façon particulière de l'écrire, le Contemporain, avec une majuscule, comme si cette majuscule un peu ridicule lui donnait une quelconque dignité ou personnalité, ou comme si elle nous rassurait ou nous facilitait la tâche. Mais s'il faut vraiment définir le Contemporain autrement qu'en termes d'actualité, de présence ou d'instantanéité, que peut-on en dire?

 

 

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Propositions

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[Le Contemporain (Ctp) n'est pas une époque, c'est le discours que nous tenons sur nous-même]

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[Nous vivons l'époque où un processus d'"hominescence" redéfinit l'humain]

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[Notre époque est celle où l'on valorise l'hétérogène, ce qui échappe à la structure]

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[La discordance est devenue la norme]

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[L'espace contemporain est le recollement d'un monde disjoint, désajointé, bifide]

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[Le moderne a toujours été double, il est la duplicité même]

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[Le postmoderne, né avec le moderne, est sa continuation et son exténuation]

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[Les hommes ont toujours été porteurs de modernité (c'est-à-dire d'une puissance de modification), mais ils n'ont pas toujours été modernes, ni modernistes]

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[La culture postmoderne est toujours plus dominée par un hyperespace qui prévaut sur le temps]

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[A chaque fois que manquent les critères de jugement, on est dans la modernité - quels que soient le lieu et la date]

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[A la question : "Que nous est-il permis d'espérer?", des philosophes répondent : "La terre promise du langage"]

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[Notre époque est celle où l'on ne sait plus ce que c'est que l'humain]

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[Il faudra s'habituer à l'idée que l'humanisme qui vient, au-delà de l'homme, n'est plus un humanisme]

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[Au lieu de la philosophie, de l'ontologie ou de l'art, pourrait venir, peut-être, une éthique du retrait]

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[Interpréter un texte, c'est le caresser : il se retire, reste inaccessible, ses voix se dérobent dans un jeu sans projet ni plan]

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[La voix s'est séparée de nous, nous laissant en suspens]

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[De même qu'il y a plusieurs perspectives, plusieurs régimes de vision cohabitent]

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[Il y a dans le monde une épaisseur, une différence constitutive, qui n'est pas à lire, mais à voir]

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[La dislocation du logocentrisme ouvre un espace de dissémination]

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[Toute oeuvre, aujourd'hui, doit s'inscrire dans un espace de dissémination]

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[Le régime esthétique de l'art repose sur l'égalité : en n'importe qui peuvent se rencontrer l'activité fabricatrice et l'émotion sensible]

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[Avec le "présentisme" contemporain s'impose l'évidence d'un présent omniprésent]

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[Le paradigme perspectif est l'équivalent visuel d'un dispositif d'énonciation]

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[A la perspective classique et ses avatars, succède une autre modalité de la vision, la "perspective immédiate", qui semble procurer la présence la plus proche]

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[La perspective ne représente rien car elle est la forme même de la représentation]

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[Paradoxe de la perspective illusionniste : les lois qui la régissent sont des instruments de tromperie]

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[Notre culture est travaillée en son tréfonds par le paradigme perspectif]

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[Qu'arrive-t-il dans l'art? Que des apories!]

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[La fin du concept d'"art" en tant que tel marque le début du concept herméneutique d'"oeuvre"]

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[Chaque oeuvre est une transformation de l'art]

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[Notre époque est celle de la dissémination du mouvement]

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[L'histoire de l'art est une tentative désespérée de donner un sens à l'art]

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[Il y a dans tout langage, discours ou art une part indicielle]

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[L'art moderne est essentiellement l'affirmation et l'exposition à soi-même de l'art en sa spécificité]

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[L'art contemporain s'affronte aux limites, à ce que les choses ont d'innommable, en-deça de toute symbolisation]

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[Antinomie du modernisme : plus on accentue le "propre de l'art", plus on est conduit à assimiler ce "propre" à l'expérience d'une altérité radicale]

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[Les arts actuels témoignent d'une mutation des régimes visuels]

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[L'art contemporain est le terrain où la perspective immédiate est mise en oeuvre(s)]

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[Il y a dans l'art contemporain un mouvement qu'aucune institution ni aucune volonté ne peut arrêter]

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[S'il y a une vérité en peinture, elle excède largement les limites d'une sémiologie]

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[Ce que nous aimons dans la mimesis, c'est qu'elle nous trompe]

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[L'artiste travaille sur ce qui, dans la figure, est défiguré]

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[Pour affronter le néant, l'art moderne ne peut compter sur aucune consistance]

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[La peinture ne célèbre jamais d'autre énigme que celle de la visibilité]

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[Plus les frontières des arts se brouillent, plus ils sont hantés par la peinture - ce coeur battant des arts visuels]

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[En substituant d'autres noms à la nomenclature usuelle des styles, des genres et des courants, on peut transformer en profondeur notre perception de l'art]

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[La modernité se caractérise par l'apparition de la capacité énonciative]

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[L'invention de la perspective a ouvert dans la culture humaniste une faille irrémédiable]

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[La voix est le prototype et le modèle de toutes les prothèses]

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[La peinture moderne commence quand le lieu du sujet se dissocie de sa construction imaginaire]

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[L'énigme de la figure, c'est qu'elle cache la chose et aussi y donne un accès, quoique détourné, déplacé]

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[Nous ne savons pas situer ontologiquement la photographie : ce n'est ni la chose elle-même, ni une représentation]

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[Ce n'est pas le cinéma qui fait le monde, c'est le monde qui se fait à travers le cinéma]

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[Par le cinéma se déploient les fictions, les croyances, les discours et les codes qui font notre quotidien]

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[Le cinéma règle le rapport au désir]

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[Le cinéma est un puissant vecteur de vocalisation de l'espace]

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[Le montage, machine à illusions des temps actuels]

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[Au long du 20ème siècle, la liaison téléphonique est devenue le modèle intériorisé du rapport à l'autre]

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[La peinture est une image d'un type particulier qui se caractérise par un surplus, un effet de plaisir spécifique qui la distingue de l'image courante]

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[Nous ne vivons plus sur des territoires, mais dans un "espace vocal" qui nous sert d'habitat, de refuge et de lieu d'échange]

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[Le musée moderne doit obéir à une double injonction : 1. S'ouvrir aux formes de vie les moins élitistes; 2. Sanctifier une étroite sélection de héros de l'art]

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[Autrui est absolument autre]

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[Dans son usage courant, l'écriture reconduit au point de départ : le père, l'autorité, la loi]

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[La lettre est hétérogène, elle produit toujours plus]

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[Au bord du discours prend place un "espace de désignation" : où le discours s'ouvre sur le sensible, l'indication, l'intentionnalité et aussi le dessaisissement]

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[L'être humain entretient un rapport vivant à l'image : il vit avec des images et comprend le monde en images]

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[L'image est une expérience de la mort : elle met au jour ce qui n'est pas en elle, mais peut y apparaître]

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[L'image est double, triple, quadruple et encore plus]

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[Il y a deux types d'imagination : mimétique et productrice]

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[Quoiqu'on lui fasse dire, l'image reste muette]

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[On ne parle de la trace qu'à hauteur de ce qui s'en est effacé]

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[La situation fondamentale de l'homme est l'être-dans-des-sphères]

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[Le fantasme est une tentative de faire cesser le passage du temps]

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[Toute communauté repose sur la parole vive]

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[Le mode propre de notre rapport à l'Etre est un "Que sais-je?"]

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[Paradoxe de l'irrépétable : ce qui n'a lieu qu'une fois ne se mémorise que dans la forme de la reproduction]

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[Le sujet ne parvient jamais à être pleinement présent]

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[Il y a toujours plus d'un regard]

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["Il y a de l'unicité" - dit l'humain, et seulement lui]

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[Désormais le discours du droit à la jouissance (DDJ) prévaut sur tout autre discours]

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[La seule chose en laquelle on puisse croire, vraiment croire, sans réserve ni restriction, c'est la beauté]

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[L'ordre symbolique est composé de systèmes discordants]

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[Il faut un garant, mais rien n'assure qu'il réponde]

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[Sous le cri trop puissant, l'angoisse étouffe]

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[Un tournant éthique affecte aujourd'hui l'esthétique et la politique : un droit humanitaire, de justice infinie, au-delà de tout droit, qui évacue le droit même]

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[On ne peut pas douter de sa propre croyance]

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[La raison n'est pas raisonnable : elle est antinomique, et engendre des monstres]

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[La croyance en la nécessité du progrès est sous-tendue par la notion d'un temps infini, homogène, où rien jamais ne peut se produire de radicalement nouveau]

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[L'angoisse est terrifiante, car elle est inarrêtable]

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[La transmission est incontrôlable]

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[L'oeuvre d'art est, en son plus intime, l'expérience d'une non-contemporanéité à soi]

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[Tout portrait représente un absent]

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[L'humain est la nouvelle frontière de la machine]

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[Heidegger, l'humain, l'humanisme]

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[J'entends par "événemant" la déchirure ou déhiscence contemporaine, qui continue à nous bouleverser]

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[L'envahissement de la scène artistique par le hors-sens témoigne de la mise en oeuvre d'une "nouvelle alliance", hétéronomique et anasémique, avec l'inconnu]

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[Dans un monde pervers, le désir se règle sur les fétiches et les spectres]

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[Nous adhérons à l'écran car il vient en plus]

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[Notre époque est celle d'une hégémonie absolue de la valeur d'exposition : on renonce à la fonction artistique au profit du spectaculaire, d'une visualisation systématique]

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[Maxime du post-humanisme : "Il faut préparer l'homme à accueillir l'inédit qui fera de lui un autre homme"]

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[L'hypercinéma en donne toujours plus : surenchère du débordement, du trop-plein, de l'outrancier, de l'obscène, du violent et du déréglé]

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[Avec les médias modernes, une "téléconomie" se met en place, qui dénie la temporalité et prétend répondre sans attente à notre attente]

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[Puisque plus rien ne distingue le vivant de l'inanimé, seule la voix peut encore soutenir l'idée de la vie]

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[La modernité cherche à remplacer par des artefacts les enveloppes traditionnelles et les systèmes immunitaires qu'elle a détruits]

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[Dans le spectacle obscur du temps présent, on peut encore voir survivre quelques "lucioles", témoins fragiles de notre histoire]

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[La cohérence de l'âge classique reste à l'horizon de notre culture]

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[Pour conjurer les altérités, nous les confinons où elles ne sont pas]

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[Dans le postmoderne, ce qui est en jeu n'est pas le nouveau, mais la répétition (ou la citation)]

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[La logologie contemporaine repose sur la prévalence de la voix]

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[La voix s'immisce derrière la scène]

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[Pour que nous puissions y vivre et y habiter, il faut que le monde résonne au diapason de la voix]

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[L'espace vocal contemporain ne mesure plus sa portée sur des voix naturelles, mais sur des machines d'écriture qui diffusent des voix artificielles]

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[Le droit positif dissimule sous son bricolage un principe informulable, qui remplace aujourd'hui le divin et le transcendant]

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[L'art contemporain, terrain de jeu de la dissémination]

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[En se voulant autonome, l'art répète le geste religieux dont il s'émancipe]

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[Pour se faire témoin de son temps, une oeuvre moderne doit rendre hommage aux classiques, tout en prenant ses distances et en montrant sa défaillance]

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[L'événement Dada marque l'effondrement de toute croyance]

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[L'art de notre époque est pris dans un mouvement de dé-définition qui en fait un objet incertain, ambigu, voire anxiogène]

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[En art, la pluralité des systèmes de valeur est devenue une norme et une valeur]

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[A présent toute oeuvre d'art se positionne par rapport à la photographie]

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[Le référent revient comme spectre ou effet de réel]

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[Désormais l'image est vouée à faire surgir l'émotion et amplifier le pathos]

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[Le sensible, qui reste au coeur de l'art, se cherche de nouvelles voies]

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[L'art minimaliste ou littéraliste repose sur un effet de présence scénique ou théâtrale où l'objet et le spectateur partagent le même espace]

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[Le modernisme est une tendance à l'épuration de chaque art, qui doit toujours aller jusqu'au bout de ses propres règles]

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[L'expérience de l'art institutionnel est conventionnelle : "est de l'art ce qui suit les procédures de l'art"]

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[Une oeuvre d'art conceptuel peut être 1/ réalisée par l'artiste; 2/ réalisée par un autre; 3/ pas réalisée du tout]

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[Dans le readymade se concentre le pouvoir magique de l'art]

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[L'usage militant de l'image relève du même régime de visibilité que celui qu'elle dénonce]

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[Le sujet de la perspective ne tient qu'à un fil : il ne saurait se repérer dans le dispositif qu'à s'y résorber ou s'y perdre]

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[Pour s'incarner et se transmettre, il faut à toute image un support matériel : le médium, qui évolue selon les époques]

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[On peut distinguer, dans la tradition occidentale, trois régimes d'identification de l'art : éthique, représentatif et esthétique]

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[L'art est politique par son efficacité singulière : il met à distance les hiérarchies établies et laisse jouer le dissensus des formes sensibles]

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[Le réalisme prescrit un idéal impossible : l'indifférence au point de vue]

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[Critique est l'art qui met de la séparation dans le tissu consensuel du réel]

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[Il se peut qu'un jour on date l'émergence d'une autre humanité de la naissance de la psychanalyse]

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[Il est possible de concevoir un autre humanisme basé sur la non-exclusion de l'autre]

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[Il faut, ici et maintenant, faire passer la sécurité humaine avant la sûreté de l'Etat]

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[Défaillances]

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[La main est l'organe qui pense au présent, sans langage]

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[La lecture est aussi créatrice que l'écriture]

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[La liberté est une expérience humaine spontanée, un axiome inexplicable]

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[Passer, c'est s'exposer à l'incalculable]

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[Bien que chaque couleur soit strictement déterminable, aucune n'a de place déterminée]

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[Être, c'est s'entendre parler : "Je suis un être sonore"]

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[On ne peut pas se débarrasser de l'origine]

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[La pensée laisse en suspens]

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[Règles du plaisir : si tu les observes, il ne te satisfera pas]

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[On ne peut ni contredire son père, ni l'approuver]

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[L'horizon de la réparation est ineffaçable]

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[Le silence, pour le dire, il faut le rompre - sans l'avoir rompu]

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[Originaire est le sentiment que la voix est à l'origine]

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[Dans tout autre, il y a un tout-autre infini, absolu]

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[La parole garantit notre présence dans l'Être]

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[Une seule question désormais se pose à l'art : "Comment s'ouvrir à ce qui arrive?"]

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[L'esthétique est mourante, mais nous la désirons encore]

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[Créer, dans notre époque, c'est y faire résonner le vide]

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[La nouveauté (hidouch) est une destruction créative de sens qui ouvre originellement au monde, ajoute de l'absolument nouveau à l'être, produit le temps]

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[Désormais la philosophie ne s'explore que par ses marges]

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[Les nouveaux procédés techniques qui repoussent les limites de l'imaginaire prolongent la tendance anthropologique à inventer des dispositifs de production d'images]

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[Le symbolisme se regénère toujours]

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[Les statues africaines, aussi silencieuses soient-elles, portent une promesse qui nous engage tous, européens ou africains]

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[Voir la voix est un défi que toute image relève]

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[L'expérience de Brunelleschi (1425) est le moment inaugural de la perspective artificielle]

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[Le surréalisme est une émanation du rêve comme la photographie est une émanation du réel]

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[Avec l'impressionnisme, un temps d'arrêt extatique annonce l'art moderne]

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[Les "perspectives urbinates" montrent la perspective à l'état pur : un habitat vide sans récit ni personnage, dont l'auteur est inconnu et la destination incertaine]

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[La chair est vocale et la voix est charnelle]

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[On n'arrête pas l'esprit]

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[S'il y a, dans l'humain, une dignité singulière, elle est dans sa radicale indétermination]

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[Les baisers sont plus désirables que l'amour]

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[Les tableaux d'Annonciation, à l'origine de la perspective, annoncent le règne futur de la voix]

 

 

 


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