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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

 
   
Marc - Alain Ouaknin                     Marc - Alain Ouaknin
Sources (*) :                
Marc-Alain Ouaknin - "Le livre brûlé, Lire le talmud", Ed : Seuil-Lieu commun, 1994,

Le livre brûlé, Lire le talmud (Marc-Alain Ouaknin, 1986, réédité en 1994) [LLB]

   
   
   
                 
                       

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Table

p13 : Premier livre : Repères talmudiques.

p13 : 1. Révélation et transmission.

p39 : 2. Transcription.

p63 : 3. Les maîtres du talmud. Les écoles.

p71 : 4. La période post-talmudique.

p77 : 5. La juridiction à partir du talmud.

p85 : 6. Interprétation.

p121 : 7. Dialogues.

 

p151 : Deuxième livre : Ouvertures.

p151 : Première ouverture : Qu'est-ce qu'un livre? Ou l'histoire d'un effacement.

p259 : Deuxième ouverture : Visible et invisible, ou érotisme et transcendance.

p339 : Troisième livre : Le livre brûlé.

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Ce texte s'organise autour de l'oeuvre de Rabbi Nahman de Braslav (1772-1811), qui a fait brûler un de ses livres, dit Le Livre caché, en 1808. Il faut brûler les livres, soutenait-il, pour éviter que les idées ne vieillissent, ne se figent et ne se transforment en institutions. Sa préoccupation était d'entretenir la création de sens, qui ajoute en permanence de l'absolument nouveau au monde.

 

 

 

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Formulations à partir de ce texte (les têtes de chapitre sont entre crochets) :

 

[Le livre se constitue dans son retrait, son effacement, sa brûlure]

[La relation d'altérité, de transcendance, avec l'autre ou avec Dieu, est basée sur la différence entre le masculin et le féminin]

[La nouveauté (hidouch) est une destruction créative de sens qui ouvre originellement au monde, ajoute de l'absolument nouveau à l'être, produit le temps]

[La manne est double : d'une part, elle est questionnement, renouvellement infini des goûts et des substances; d'autre part, elle se répète chaque jour à l'identique]

[Le "Livre Brûlé" de Rabbi Nahman de Braslav a été écrit pour être brûlé]

Tout livre, par sa structure, contient plus qu'il ne contient : il engendre d'autres livres

Le Tsimtsoum apparaît comme le passage de l'infini au fini, avec la possibilité pour l'Infini d'être perçu

Dans l'étude, le rapport au corps du texte équivaut à un rapport au corps de la femme : la transcendance s'accomplit par la proximité de l'altérité féminine

Le voile qui, dans le temple, cachait le Saint des Saints où se trouvait l'Arche sainte - et donnait à voir le visible/invisible : c'est le texte

L'hébreu (ivrit) est une trace : celle du passage, de la rupture / transgression (avera), de la transmission, de la production et de la création (oubar, meouberet, ibour)

L'interprétation doit s'entendre dans le sens de l'expression biblique : "Il a ouvert et il a dit" (Patah veamar)

La manne est le signe parfait, le paradigme de tous les signes : un signifiant vide qui ne renvoie à aucun signifié particulier

L'homme qui s'interroge sur les choses visibles - "Quoi?" - est en quête d'un "Qui?", mais ce "Qui?" reste invisible, inaccessible et inentamable

Sur les quatre niveaux d'interprétation, le pchat ne renvoie qu'à lui-même, le remez et le drach renvoient à d'autres sens, et le sod ne renvoie à rien

Deux principes de dialogue font du talmud une anti-idéologie : le mahloqèt (controverse - entre les personnes) et la guezéra chava (intertextualité - entre les mots)

Après la brisure des vases, nous ne pouvons vivre que dans le silence des questions sans réponse, qui procèdent de l'espace vide

Le texte est insaisissable, imprenable, il est comme la tora ou Dieu : on ne trouve son sens que dans le vide, les blancs de l'écriture

Quand les Hébreux "voient les voix", ce qu'ils voient est la chair de la lettre, le corps du texte, l'écriture sans image ni idole

La compassion (Rahmanout) est la capacité de faire un vide au sein de soi pour accueillir l'autre

Dans la sagesse occidentale, c'est la réponse qui compte, tandis que dans la hokhma (sagesse talmudique), c'est la question

Il faut qu'un livre, pour être un livre, soit une parole parlante, une bouche

Chadaï [Assez!] est le nom de dieu quand il se donne à voir, et c'est aussi le nom du Tsimtsoum

Interpréter un texte, c'est le caresser sans le saisir, se retirer devant lui, le laisser se dérober

En la manne se trouvaient tous les goûts, et chacun goûtait ce qu'il voulait

Comme deux seins de femme se dessinant sous un voile, la transcendance est présence/absence, visible/invisible

Toute parole, toute pensée talmudique est double, car si les maîtres formaient une unité, il n'y aurait pas de place pour la création du monde

La lecture hébraïque (guezéra chava) n'opère pas sur un texte linéaire, mais par sa mise en volume, en réseaux

Le Hidouch n'est pas un nouveau sens : c'est un nouveau signifiant qui rompt avec la tradition et la transmission, tout en en étant le fondement

La lettre latine repose sur la ligne inférieure, tandis que la lettre hébraïque est suspendue à la ligne supérieure

Le livre est dans la position du nom de Dieu : il ne peut être lu qu'éclaté, démembré, dans sa brisure et non pas dans sa restauration

La mahloqet (controverse talmudique) est un dialogue ouvert, sans synthèse ni conciliation, qui ébranle la quiétude de toute vérité

Moïse ne transmet pas d'abord la loi mais sa cassure, qui signifie le refus de l'idole

Le Tiqoun est le discours de la réponse, métaphysique et totalisant

La coexistence incompréhensible d'un "Il y a Dieu" et d'un "Il n'y a pas Dieu" est le fondement de la pensée de R. Nahman de Braslav, le Baal Qouchia (possesseur de la question)

Pour la tora, le sens n'est jamais là où il se donne; être, c'est être en voyage, et le voyage n'a pas de lieu

Les chérubins, paradigme du face-à-face, signifient que la dimension du visible s'ouvre avec le visage humain

La voix divine parle entre les deux chérubins : elle surprend, interpelle, appelle la réponse et la prière, mais sans faire sens

Les larmes ("dema" en hébreu) sont un retrait de la totalité; car pleurer, c'est renoncer devant l'autre à son savoir ("mada" en hébreu)

Le livre brûlé, Lire le talmud (Marc-Alain Ouaknin, 1986, réédité en 1994) [LLB]

 

 

 


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