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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

 
   
Michel Chion                     Michel Chion
Sources (*) :                
Michel Chion - "La voix au cinéma", Ed : Cahiers du Cinéma, 1982,

La voix au cinéma (Michel Chion, 1982) [VC]

   
   
   
                 
                       

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Table

p13 : Dévoilement de la voix

 

p29 : I. MABUSE - MAGIE ET POUVOIRS DE L'ACOUSMÊTRE

p29. 1. L'acousmêtre.

p41. 2. Les silences de Mabuse.

p53. 3. Sur la voix-je.

 

p63 : II. TAMAKI - CONTES ET RÉCITS DE LA VOIX

p63. 4. Le lien vocal.

p75. 5. Le point de cri.

p81. 6. Le maître des voix.

p93. 7. Le dernier mot du muet.

p103. 8. L'invitation à la perte.

 

p117 : III. NORMAN OU L'IMPOSSIBLE ANACOUSMÊTRE.

p117 : 9. En souffrance de corps.

p139 : 10. L'aveu.

 

p147 : Annexes.

 

 

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Formulations à partir de ce texte (les têtes de chapitre sont entre crochets) :

 

[Un son acousmatique - que l'on entend sans voir la cause dont il provient - est ressenti comme lieu secret, énigmatique, où le savoir se cache]

[L'avènement du parlant a mis le cinéma à la merci de la voix]

[Au cinéma, la voix dite off fonctionne comme foyer central de l'image, et l'absence de voix est ressentie comme décentrement]

[Au cinéma, il y a "voix-je" quand la voix-off du narrateur est si proche du spectateur que celui-ci ne peut pas éviter de s'y identifier]

L'acousmêtre a quatre pouvoirs : être partout, tout voir, tout savoir, tout pouvoir

Le cinéma parlant est dualiste, car il coupe entre le corps et la voix

Le cinéma révèle la non-coïncidence originelle entre le corps et la voix

La voix lutte contre ce qui en elle est informel

Le lien vocal originaire est une toile ombilicale

La voix, qui se substitue au cordon ombilical, est un flux nourricier et continu qu'il faut maintenir à tout prix

On oublie facilement la voix, mais c'est elle qui, dans sa matérialité, transmet la parole

Le point de cri est le trou noir vers lequel converge la fiction

Le corps-sans-voix (muet) et la voix-sans-corps (acousmatique) sont deux moitiés disjointes d'une entité insaisissable et sans limite

Le corps humain ne possédant pas d'organe spécifique de la phonation, la mise en corps de la voix sur son lieu d'émission (la bouche) est symbolique

Au cinéma, on voit où ça coupe, tandis qu'à la radio, ce qui est séparé n'est pas visible

Au cinéma, le cadre de l'écran coupe la voix

Le cinéma tente de faire coïncider la voix et l'image dans le temps (synchronisation), mais pas dans l'espace

Une voix non localisée envahit tout le réel

Une voix réduite à une respiration très proche nous fait ressentir notre corps comme corps de l'autre

Le "cinéma muet" devrait plutôt s'appeler "cinéma sourd"

La voix-objet est rencontrée comme corps extérieur, avec sa propre identité

La vision humaine est partielle et directionnelle, tandis que l'audition est omnidirectionnelle

Le muet est celui qui sait ce que les autres ne savent pas ("le reste")

L'acousmêtre est l'être dont on entend la voix sans avoir jamais vu son visage

L'acousmêtre au cinéma creuse la place du manque dans ses fonctions métaphorique et symbolique

Dans l'après-coup de la coupure de la voix, le corps parlant se réassemble : anacousmêtre

La voix sans-lieu de l'acousmêtre nous ramène au stade archaïque où la voix était tout et partout

Quand l'acousmêtre se montre, l'incarnation de sa voix entraîne sa mort

Au cinéma, les prises de son sont en général des prises de voix

La bande-son d'un film contient trois types d'éléments : synchrones (on voit la source), off (on ne voit pas la source), et en errance (la source est en transit)

La notion de bande-son au cinéma fait oublier la voix

La bouche est le point où la voix s'incarne et s'humanise, perdant sa toute-puissance

La bouche est la première partie du corps humain que le cinéma ait filmée en gros plan

Une voix qui ne résonne pas semble close sur son locuteur

Le cri de femme incarne un fantasme d'absolu sonore

L'image hors-champ du cinéma transpose l'expérience de la disparition de la mère pour le jeune enfant

A la création du monde, la lettre du mot créateur est allée en haut, tandis que le son demeurait en bas

Qui est sans-voix (le muet) n'a ni place assignée, ni position dans l'espace

L'écoute visuelle est une situation dans laquelle on voit la cause de ce qu'on entend

L'audition humaine est vococentriste : la présence d'une voix structure l'espace sonore qui la contient

Tout réalisateur de cinéma doit endosser le rôle de Maître des voix

Prétendre enfermer les voix dans la cage d'un écran est une hybris punie par les dieux

La voix du cinéma rôde à la surface de l'écran, ni dehors ni dedans

Pour prendre possession du spectateur, la voix-je se doit d'éviter ce qui la désigne comme un objet qu'on peut saisir

Depuis la nuit des temps, ce sont les voix qui montrent les images

Il y a deux types de voix-off : celle qui nous reste extérieure (en retrait) et celle à laquelle nous nous identifions (voix-je)

L'aveu initial et final du cinéma parlant est que la coïncidence entre le corps et la voix est impossible

La synchronisation voix/corps dans l'espace du cinéma ou de la télévision n'est pas symbolique, mais rituelle

La structure du cinéma est celle de l'espace vocal : un hors-champ habité par une voix qui est le corollaire du champ

Le premier film parlant, "Le Chanteur de Jazz" (1927) a pour thème la dissociation voix/corps/identité; il veut faire croire, comme le cinéma parlant, à leur coïncidence impossible

Les personnages muets des films parlants sont les dépositaires d'un Grand Secret perdu

"Acousmatique" était le nom donné à une secte pythagoricienne dont les adeptes écoutaient leur maître parler derrière une tenture

La radio et le téléphone isolent la voix mais ne la coupent pas, car elle y est une partie représentant le tout de la personne

La nouveauté du cinéma parlant est la voix et non la parole, car il y a déjà du discours dans le cinéma muet

Le téléphone est l'inverse du cinéma muet, puisqu'il fait entendre la voix sans donner à voir qui parle

La voix au cinéma (Michel Chion, 1982) [VC]

 

 

 


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YYA.1982.Chion.Michel

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