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Sur la proposition orlovienne                     Sur la proposition orlovienne
Sources (*) : Où l'Orloeuvre demeure               Où l'Orloeuvre demeure
Valentin Servanne - "Un livre en mouvement", Ed : Idixa, 2007, Page créée le 25 janvier 2008

 

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[Sur la phrase orlovienne]

   
   
   
                 
                       

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La phrase est l'unité de base de l'Orloeuvre comme elle est l'unité du discours. On l'appelle parfois proposition, ou ourlet (mais c'est une autre histoire). Mais d'abord, elle est (plus modestement) une hypothèse. Offerte à la lecture, elle peut être testée, contestée, niée, repoussée - et aussi exploitée, citée, transformée, bousculée. C'est aussi (entre autres) un fragment, un aphorisme, une adresse, une invitation, une promesse. Il est très banal de dire que n'importe quelle phrase peut se lier à une autre. Elles ne forment pas un ensemble, mais un livre en mouvement. Reprenons.

Le Trésor de la Langue Française propose plusieurs définitions pour le mot proposition :

- fait de mettre devant les yeux, en vue d'offrir;

- fait de soumettre quelque chose à la réflexion, à l'évaluation, à l'approbation;

- fait de soumettre une offre à l'acceptation, cette offre elle-même;

- fait de proposer quelqu'un à un poste, un grade, une distinction.

La phrase orlovienne est tout cela à la fois, et en outre :

- elle est unique, singulière. Sous cet angle, elle ne peut pas faire système. C'est pourquoi, bien que ne pouvant échapper à son statut propositionnel, elle n'est pas une proposition (si je voulais paraphraser Maurice Blanchot, je dirais que c'est une proposition sans proposition). Comme les phrases d'Artaud, elle est inséparable de son support (cette effrayante et gigantesque mécanique qu'on nomme l'Internet, que nul ne peut maîtriser ni contrôler), son subjectile. S'il arrive que des éléments en soient prélevés quelque part, cela passe par un changement de statut.

- elle est rattachée à une ou plusieurs sources, énoncée par quelqu'un, soutenue par un visage. Sous cet angle elle prend de la hauteur, elle enseigne.

- elle s'articule avec d'autres phrases, en tant qu'élément d'un ou de plusieurs cheminements, d'un ou de plusieurs montages qu'elle peut déborder.

- enchaînée à d'autres phrases dans une machine d'écriture, elle est porteuse d'une productivité imprévisible. Chaque fois, elle émerge comme une invention qui peut, paradoxalement, faire système et ne pas faire système.

- elle n'est interprétable que par une lecture, c'est-à-dire par le biais d'une autre phrase (dont rien ne prouve qu'elle partage avec elle son quasi-statut de proposition).

 

Pas de pause donc, dans ce qui fait malgré tout un discours, ni de repos, ni de réponse. Ce qui se dispose là ne se pose jamais définitivement.

 

 

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Propositions

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La "proposition", qui désigne dans l'analyse du langage une "unité complexe intermédiaire entre le mot (ou terme) et le discours", est aussi l'unité de base de l'Orloeuvre

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L'unité de base de l'Orloeuvre est la proposition, c'est-à-dire la page

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Toute écriture est aphoristique

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On a toujours le droit - mais on n'a jamais le droit - de prélever une proposition dans un texte

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[J'entends par "sources" les éléments de signature et de date qui hantent les pages de l'Orloeuvre]

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Dans la proposition se manifeste le caractère enseignant de toute parole : elle promet une réponse à celui qui se dirige vers autrui

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[Il faut considérer chaque oeuvre dans son unicité, comme une proposition singulière]

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L'objectivité de l'être se pose dans un discours, dans une proposition qui s'entre-tient entre deux points qui ne font ni système, ni totalité, ni cosmos

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Une promesse propose - rien à l'horizon ne l'assure ni ne la garantit : la pro-position mise en oeuvre ne peut être connue absolument

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Sur chaque proposition de l'Orloeuvre se greffent des supplements : autres propositions, controverses, images, textes ou trajets

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La lecture orlovienne est comparable à un montage

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Tout discours a la forme d'une structure d'interprétation, dans laquelle chaque proposition se laisse interpréter dans une autre proposition

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Chaque proposition ou sous-parcours de l'Orloeuvre déborde le parcours dont il fait partie

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L'"invention" moderne comme production, proposition, dispositif technique ou machinique tend à prévaloir sur la "découverte" comme dévoilement de la vérité

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Le "Livre" de Mallarmé, Oeuvre par excellence, anticipe l'"oeuvre en mouvement" - un monde qui ne cesse de se renouveler aux yeux du lecteur

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Le texte philosophique opère comme machine d'écriture, où des propositions typées et enchaînées représentent cette autre pièce de la machine : l'"intention" de l'auteur

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"En ce moment même j'écris, dans l'obscurité orlovienne" (Pierre Delain, 2012-2016) [Entete]

 

 

 


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