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Derrida, l'humain                     Derrida, l'humain
Sources (*) : Derrida, notre époque               Derrida, notre époque
Jacques Derrida - "Foi et Savoir, suivi de Le Siècle et le Pardon", Ed : Seuil, 2000, p105

 

Proces de Nuremberg -

Derrida, le pouvoir, le souverain

Le concept de "crime contre l'humanité" introduit une mutation radicale, une conversion mondiale à la sacralité de l'humain

Derrida, le pouvoir, le souverain
   
   
   
               
                       

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L'institution par le tribunal de Nüremberg du concept de "crime contre l'humanité" est un événement performatif d'envergure. Le terme est entré dans le langage courant. Dans un contexte politique mondial où la grande scène du repentir, du grand pardon se joue et se rejoue spectaculairement, il déborde l'Etat-Nation. Il est à l'horizon de toute la géopolitique du pardon. Seule la notion d'une sacralité de l'humain peut le justifier, avec ses sources chrétiennes et humanistes au service de finalités déterminées : rachat, réconciliation, restauration d'une normalité, etc... (comme au Chili et en Afrique du sud).

Dans le passé, certains de ces crimes (révolutions, meurtres massifs et organisés) ont été légitimés au nom même des droits de l'homme. L'événement qui les délégitimise n'est pas réductible à ces droits. Il s'agit d'autre chose, d'une mutation sans précédent dont la signification est encore obscure.

La notion d'une imprescribilité de ces crimes (loi de 1964 en France) introduit une forme d'éternité ou de transcendance, un droit au-delà du droit. Elle aurait empêché ce qui fut décidé en France en 1951 (une réconciliation nationale de type transactionnel) en s'appuyant sur l'idée d'une conscience universelle, d'un divin dans l'homme, surdéterminée par une christianité romaine sans église, mondiale et latinisée.

 

 

Tous les Etats ont leur origine dans une violence fondatrice. C'est un fait de structure : le moment de fondation est nécessairement hors-la-loi (p131). La souveraineté nationale est le prolongement de cette violence. L'événement majeur introduit par la notion de crime contre l'humanité est qu'il devient possible de faire comparaître des Etats ou des chefs d'Etat pour ce type de violence habituellement occultée. L'immunité d'un chef d'Etat n'est plus intangible. Même si les pays concernés sont peu puissants (Pinochet, Milosevic) et si l'impact est faible, on peut parler de l'annonce d'une mutation, celle que Derrida désigne sous le nom de nouvelle internationale.

 

 

 


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