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Derrida, ses livres                     Derrida, ses livres
Sources (*) :              
Jacques Derrida - "Adieu à Emmanuel Lévinas", Ed : Galilée, 1997,

Adieu à Emmanuel Lévinas (Jacques Derrida, 1997) [Adieu]

   
   
   
                 
                       

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sur le livre

 

Table

Ce livre contient deux textes de Jacques Derrida.

1. Une allocution prononcée à la mort d'Emmanuel Lévinas le 27 décembre 1995, au cimetière de Pantin. Cette allocution a été publiée à nouveau dans CFUFM, mais sans les notes qui l'accompagnent dans ce volume.

2. Une conférence prononcée un an plus tard, le 7 décembre 1996, dans l'Amphithéâtre Richelieu de la Sorbonne, à l'ouverture d'un hommage à Emmanuel Lévinas, organisé dans le cadre du Collège International de Philosophie par Danielle Cohen-Lévinas, sous le titre "Visage et Sinaï". La contribution de Jacques Derrida est divisée en six parties numérotées de I à VI [Le septième jour, il n'y a donc plus rien. Jacques Derrida privilégie un plan en six parties + 0, comme celui de Spéculer - sur "Freud", publié en 1980 dans La Carte postale].

Il s'agit du troisième grand texte que Jacques Derrida a consacré à Emmanuel Lévinas, après Violence et métaphysique, publié en 1967 dans L'écriture et la différence mais rédigé en 1963, et En ce moment même dans cet ouvrage me voici, publié en 1987 dans Psyché 1, Inventions de l'autre mais rédigé en 1980. Il a pour particularité de s'intéresser principalement aux écrits bibliques et talmudiques de Lévinas, dans la logique du thème qui lui était proposé (Visage et Sinaï). Ce texte est donc aussi une confrontation personnelle de Derrida avec ces textes, confrontation qu'il choisit de penser avec la situation de l'Etat d'Israël à cette époque (1987), et aussi avec d'autres concepts : hospitalité, paix, politique, messianisme, promesse.

 

 

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Formulations à partir de ce texte (les têtes de chapitre sont entre crochets) :

 

La différence sexuelle marque l'ouverture de l'éthique : un accueil absolument originaire, dans un lieu non appropriable, est féminin

Avec l'à-Dieu, Lévinas donne à la langue française la chance de saluer silencieusement l'autre en tant qu'il n'est pas, qu'il appelle depuis l'au-delà de l'être

Le chez-soi n'est ni nature, ni racine, mais réponse à une errance qu'il arrête

Un concept est indestructible dans son identité et l'unité de son noyau sémantique; mais tout concept, par exemple "politique" ou "paix", ouvre au-delà des murs, "au-delà-dans"

L'hospitalité infinie, inconditionnelle, c'est l'éthicité même, le tout et le principe de l'éthique

Entre éthique et politique, nous parlons depuis un silence qui nous expose à la non-réponse de l'autre : césure intime, contradiction interne au Dire, ContraDiction

Chez Lévinas, le mot "éthique", ce point de rupture, n'est qu'un pis-aller grec pour traduire le discours hébraïque sur la sainteté du séparé (kadosh)

L'éthique, c'est l'interruption de soi par soi : une séparation radicale qui conditionne l'hospitalité et la subjectivité du sujet hôte, otage, responsable d'autrui

Par un coup de force qui n'est autre qu'une déclaration de paix, la déclaration de la paix même, Lévinas invente un nouveau langage qui ouvre à l'hospitalité

L'altérité féminine selon Lévinas, c'est la préséance de l'accueil dans sa propre maison, qui peut toujours se transformer en intériorité réglée par la différence des sexes

Il faut, aujourd'hui, une hospitalité qui s'adresse à un Dieu qui puisse ne pas exister, nous abandonner, se désintéresser de l'alliance, s'exempter d'amour ou de désir envers nous

La justice commence avec un parjure : en engageant, avant tout contrat, l'éthique infinie de ma responsabilité pour l'autre, je fais surgir le tiers qui la trahit par le droit

Avec le sujet-otage, ce quasi-moment pré-originaire d'accueil du tout autre, du Il, du séparé, Lévinas subordonne le concept de sujet à une éthique du retrait, de l'hospitalité

Un "oui" de l'autre précède toujours déjà, pré-originellement, le "oui" à l'autre - cette réponse qui ouvre à l'infini de l'autre, l'accueille, lui répond

Il n'y a pas de "premier" oui, le oui est déjà une réponse, un appel qui ne peut s'entendre lui-même que depuis la promesse d'une réponse

Tout commence par la paix, par l'accueil du visage de l'autre dans l'hospitalité; l'hostilité, la guerre, l'allergie, dérivent de l'oubli ou du rejet de cette bonté an-archique

La paix kantienne ne peut être qu'instituée, juridico-politique; mais alors elle n'est pas perpétuelle, ce n'est pas une véritable paix

Aujourd'hui, les crimes contre l'hospitalité requièrent une éthique en excès, par-delà le politique, une conversion éthique du concept du politique

Pour rendre compte de la loi de l'hospitalité comme possibilité de l'accueil, avant le chez-soi, il faut une formulation qui désidentifie les mots : "relation sans relation"

Il faut l'hospitalité au pire, qui à la fois appelle et exclut le tiers, pour laisser venir la justice, accueillir l'autre et se protéger contre la violence de l'éthique

Ce que Lévinas nomme "visage" ou "otage", il faut le lire comme un nom propre qui compose un nouvel accord, inouï, entre le fini et l'infini : à-Dieu, l'appel du nom par le nom

L'altérité pure et nue du visage lévinassien, dépouillée de toute visibilité, qualité, prédicat ou propriété effective, c'est une définition spectrale du tout autre

A Jérusalem comme dans les villes refuges, l'adresse à-Dieu exige plus qu'un accueil, une hospitalité qui soit aussi loi de justice effective, au-delà du droit dans le droit

Une "voix de fin silence" vient au prophète Elie. Puis (une autre voix) : "Qu'as-tu à faire, toi, ici? - Va"; ce silence vient à nous depuis l'abîme entre éthique et politique

Le nom "Sinaï" appartient à plusieurs temps disjoints, plusieurs instances qu'il nous appartient de penser ensemble

Le nom "Sinaï" porte ce qui sera venu avant Sinaï : le visage, le retrait du visage, et ce qui dans le Dire contredit le Dire : la justice

Qu'on puisse reconnaître une Torah d'avant le Sinaï entraîne vers la logique à peine pensable où l'unique peut être remplacé, dans l'expérience même de l'unique

Adieu à Emmanuel Lévinas (Jacques Derrida, 1997) [Adieu]

 

 

 


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Sources
DerridaBiblio

1997_AAELAA

YYA.1997.Derrida.JacquesGenre = -