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Sources (*) :              
Jacques Derrida - "Artaud le Moma - Interjections d'appel", Ed : Galilée, 2002,

Artaud le Moma - Interjections d'appel (Galilée, 2002) [ALM]

   
   
   
                 
                       

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Table

Conférence prononcée le 16 octobre 1996 au Museum of Modern Art de New York, à l'ouverture de la première grande exposition mondiale des peintures et des dessins d'Artaud : Antonin Artaud, Works on Paper (113 pages). Elle a été aussi donnée en 1997, à la Fondation Maeght de Saint-Paul de Vence.

 

p11 : Avertissement

p13 : "Et qui/aujourd'hui/dira/quoi ?"

 

Ce texte est le quatrième texte majeur consacré par Jacques Derrida à Artaud, après :

- deux articles publiés dans l'Ecriture et la Différence) : La parole soufflée (où il introduit le concept de différance) (1965), et Le théatre de la cruauté et la clôture de la représentation (1966).

- Forcener le subjectile, publié en 1986 dans le recueil qu'a consacré Paule Thévenin aux dessins d'Artaud sous le titre "Artaud, Dessins et portraits".

Une interview à été donnée à Pierre Barbancey dans la revue Regards n°27 - 1997 à propos de cette conférence, sous le titre Jacques Derrida évoque Artaud.

 

Le titre choisi, Artaud le MOMA, est une allusion au MOMA où la conférence a été prononcée la première fois. C'est aussi une féminisation du nom qu'Artaud s'est donné à la fin de sa vie, Artaud le Mômo. Le musée y est présenté comme chose de la mère : quoiqu'exécré par Artaud, c'est là que sont gardées ses oeuvres.

 

 

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Formulations à partir de ce texte (les têtes de chapitre sont entre crochets) :

 

[Il y a "oeuvre" quand on peut faire survivre le mal fait, quand on peut garder trace du coup porté, sauver la dissonance dans le contre-coup d'une consonance]

[Exposer une oeuvre, l'archiver dans un musée et dans l'histoire de l'art, c'est l'ex-poser aux coups et à la différance sans lesquels il n'y a pas de regard]

Il faut garder la voix d'Artaud

Chaque dessin d'Artaud porte un coup, s'attaque à son destinataire en installant violemment la chose même dans son oeil

Les sorts et dessins d'Artaud sont destinés à rester et demeurer dans un musée car ils sont marqués d'une immédiateté, d'une singularité et d'une unicité éternelles

L'explosion d'Artaud se déchaîne depuis près d'un siècle contre le père-mère du monde présent : musée, Amérique, conscience, démocratie et autres institutions

Le Musée est chose de la mère, il tient lieu de mère, lieu intact et intangible de l'Immaculée Conception

Le musée est l'un des pouvoirs d'une machine culturelle, sociale, policière et métaphysique de spéculation d'Etat sur les marchés, de fondation, de légitimation et de canonisation

La voix d'Artaud nous enjoint d'exiger le "coup" singulier, l'événement, contre la reproduction technique, génétique ou généalogique

Dans les dessins d'Artaud le Mômo se croisent deux généalogies : le retour de l'enfant innocent, du fou désarmé / le réquisitoire et les blasphèmes du dieu Momos, le railleur

Comme le mur d'église, le musée est un subjectile : lieu d'accueil et d'accumulation qui garde la discordance, la relève et la sauve dans une consonance

Artaud le Moma - Interjections d'appel (Galilée, 2002) [ALM]

 

 

 


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Sources
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2002_ALMALM

YYA.2002.Derrida.JacquesGenre = -