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La grande culture s'efface                     La grande culture s'efface
Sources (*) : Les citations prolifèrent               Les citations prolifèrent
Fredric Jameson - "Le Postmodernisme, ou la logique du capitalisme tardif", Ed : Beaux-Arts de Paris, 2007, p35

 

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[Le trait commun à tous les postmodernismes est l'effacement de la vieille opposition, essentiellement moderniste, entre la grande Culture et la culture commerciale]

   
   
   
                 
                       

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Le terme "postmodernisme" a été utilisé pour de nombreux styles hétérogènes, de l'expressionnisme abstrait à l'existentialisme, du nouveau roman aux "grands auteurs" de films, du pop art à l'hyperréalisme, etc..., mais c'est dans l'architecture que les problèmes esthétiques et théoriques ont été formulés à titre principal. Le haut modernisme qui transformait le bâtiment isolé de son contexte en une quasi sculpture et détruisait le tissu urbain a été critiqué pour son élitisme et son autoritarisme. Les postmodernes sont fascinés par la pacotille, le kitsch (devenu le courant dominant des industries culturelles), la paralittérature, les spectacles de second ordre. Ils ne se contentent pas de les citer, mais les incorporent à leur substance même (à la façon de la photographie). Au même moment émerge la société dite postindustrielle : société des médias, de l'information, de la high-tech, etc...

Le postmodernisme n'est pas un style, mais une dominante culturelle. Chacune de ses caractéristiques a déjà été développée par tel ou tel modernisme antérieur, qui a pu être en son temps rejeté comme laid, dissonant ou antisocial (par exemple Joyce ou Picasso). A partir du moment où ils ne scandalisent plus personne, ces éléments deviennent postmodernes. Ils s'institutionnalisent, sont soutenus par des fondations, des subventions ou des musées. L'architecture étant l'art le plus proche de l'économique, c'est elle qui a bénéficié la première du patronage du milieu des affaires. Mais le capitalisme absorbe peu à peu toute la sphère culturelle. Tous les types de profondeur véhiculés par la culture moderne sont peu à peu répudiés. L'art contemporain ne se distingue plus des autres productions d'images.

 

 

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Propositions

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La logique du capitalisme tardif détruit la semi-autonomie (fantômatique et utopique) attribuée jusqu'alors à la sphère culturelle

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[Le Pop Art et ses corollaires la Pop Histoire et les Pop Images, prennent acte de la perte du référent]

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L'usage généralisé de la photographie comme porteuse de sens (pop art, hyperréalisme) est un symptôme de la fusion entre grande culture et culture de masse

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L'architecture postmoderne ne cherche pas à inventer de nouveaux langages, car son style est celui du tissu urbain américain, clinquant, commercial et populaire

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La principale caractéristique formelle du postmoderne est une absence de profondeur, une platitude, une superficialité

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Le kitsch est le détournement des traditions culturelles pour le divertissement des masses

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Aujourd'hui, le courant dominant des industries culturelles est le kitsch : l'horizon du plus proche, du plus conforme et du plus calculable

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En considérant le modernisme comme une tradition comme les autres, l'art contemporain relance l'interrogation sur l'art dans son unité

 

 

 


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