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Daniel Payot                     Daniel Payot
             

 

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Page créée par le scripteur le 2 mai 2008.

[A partir de l'oeuvre de Daniel Payot (né en 1952)]

   
   
   
                 
                       

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- Bibliographie de Daniel Payot.

 

Professeur de philosophie de l'art à l'Université Marc Bloch (Strasbourg), dont il a été aussi le président. Il a été responsable d’un groupe de recherches sur « Les Fins de l’art », au sein de l’Equipe d’Accueil de Philosophie du laboratoire «Formes, présentations, présences», dirigé par Jean-Luc Nancy et Philippe Lacoue-Labarthe (†). Cette filiation explique la parenté de ses idées avec celles de Jacques Derrida, longuement cité à la fin de son livre "Anachronies de l'oeuvre d'art". Pour Payot, il y a dans toute oeuvre (en tous cas toute oeuvre moderne) une loi singulière qui n'est pas donnée à l'avance, mais qui se révèle après-coup. Cette loi est celle que Derrida a repérée dans son texte Préjugés : la loi de la loi, c'est qu'on ne peut pas approcher l'origine de la différance. L'oeuvre reste devant la loi, à distance. Selon Payot, si elle se promet comme oeuvre, c'est comme énigme, dans le retrait de tout modèle, c'est-à-dire de façon fondamentalement anachronique. Ne cessant de promettre de se révéler, sans garantir la réalisation de cette promesse, elle est le lieu d'un messianisme inversé.

Encore faut-il que l'art survive, qu'il résiste à la valeur d'exposition qui tend à prévaloir sur les autres formes de visibilité. Par leur silence même, les statues africaines contribuent à préserver une promesse irréductible à toute appropriation.

En 2008, Daniel Payot est devenu adjoint à la culture du maire de Strasbourg, Roland Ries.

Propositions (les têtes de parcours sont entre crochets)

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[Ce que nous appelons "oeuvre" est la différance de la loi singulière qui se diffère en elle]

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[L'oeuvre d'art est, en son plus intime, l'expérience d'une non-contemporanéité à soi]

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[Avec Manet commence, sous le nom d'art, un silence profond, définitif : celui de l'édifice théologique et politique qui produisait les significations]

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[L'oeuvre d'art est promesse d'une révélation imminente, qui se redit sans cesse et ne se produit pas]

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[L'art moderne est essentiellement l'affirmation et l'exposition à soi-même de l'art en sa spécificité]

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[Avec les médias modernes, une "téléconomie" se met en place, qui dénie la temporalité et prétend répondre sans attente à notre attente]

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[Notre époque est celle d'une hégémonie absolue de la valeur d'exposition : on renonce à la fonction artistique au profit du spectaculaire, d'une visualisation systématique]

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[Les statues africaines, aussi silencieuses soient-elles, portent une promesse qui nous engage tous, européens ou africains]

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L'art contemporain achoppe sur une antinomie qui le fait vivre : l'oeuvre ne doit rien promettre, mais elle se promet cependant elle-même comme oeuvre

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Pour ne pas trahir l'antinomie qui le constitue, l'art doit promettre le bonheur dans l'apparence de l'irréconcilié

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L'autonomie de l'art moderne est l'un des noms de l'épuisement de l'art - condamné au formalisme et à l'insignifiance

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La thèse de l'autonomie de l'art présuppose la figure d'un artiste moderne doué d'un pouvoir de création

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L'oeuvre est cet espace encore vide de signification, dont les limites n'enserrent (pas encore) de contenu tangible, mais qui témoigne d'une fidélité à ce qui prescrit d'interrompre

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La beauté est double : sous une enveloppe relative, circonstancielle, une autre beauté inaccessible est promise

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Les oeuvres surgissent dans l'écart d'une économie du plaisir (dicible) et d'une jouissance (indicible)

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L'art ne peut que décevoir, car il a hérité de la religion une promesse qu'il ne peut pas soutenir

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L'art a pour fonction idéalisatrice de signifier la présence supérieure de l'homme, plus absolue encore que celle des dieux

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Devant le retrait de tout modèle, l'oeuvre moderne met à nu la tension de toute oeuvre d'art : n'exister que dans l'écart de son être temporel

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Les oeuvres modernes sont les traces d'une épreuve : un indicible suspend le discours de la continuité du plaisir

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Ne pouvant s'assurer de rien qui la précède, l'oeuvre se pose comme une promesse qu'elle ne peut garantir, car elle est toujours au-delà du champ de la présence

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Aujourd'hui, le courant dominant des industries culturelles est le kitsch : l'horizon du plus proche, du plus conforme et du plus calculable

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L'opération de Manet, c'est la suspension de son propre désir de peindre, une dissolution qui engloutit la possibilité même d'une relève de l'art

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La promesse de l'oeuvre d'art est celle d'un messianisme inversé : sauvegarder dans l'obscurité son pouvoir rédempteur, garder les vérités dans la nuit

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L'oeuvre d'art est une ouverture infinie de la temporalité

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Le temps est l'expérience de l'absolument autre qui ne se laisse pas absorber par l'expérience

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On peut trouver dans l'oeuvre d'art la promesse d'une nouvelle communauté ouverte à l'altérité de l'autre rive, à l'immensité d'un lointain

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Les statues africaines fascinent car elles sont la tache aveugle d'un art occidental exposé à une visibilité sans frontière

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Les oeuvres de l'art moderne se tiennent sur une ligne de tension entre deux modèles de la temporalité : accomplissement continu / attente interrompue

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L'oeuvre moderne est à elle-même sa propre origine, mais cette origine n'est pas donnée d'avance, elle est toujours à venir en fonction de "ce qui aura été fait"

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L'oeuvre est une énigme : elle répond d'une relation à la loi sans avoir rapport avec elle

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Les statues africaines demandent à être traitées pour ce qu'elles sont : des énigmes; elles se refusent à tout discours qui tend à en percer le secret

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Si l'art ne meurt pas, c'est parce que le savoir se montre impuissant à le tuer

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Contempler aujourd'hui les statues d'un monde africain disparu, c'est expérimenter l'impossibilité du deuil

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Les statues africaines sont des allégories qui disent : "Rien dans l'histoire des hommes n'est irréparable"

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L'art africain est mort, mais cette mort n'est pas naturelle : ce sont les Blancs qui l'ont tué, par leur intrusion sur la terre où il avait ses racines et ses raisons de vivre

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Par son autonomie même, l'art moderne est condamné à s'ouvrir à une extériorité désormais sans nom

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Le Musée est le lieu qui nous donne à voir l'art en sa vérité, en sa conscience de lui-même et de son autonomie

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Anachronies de l'oeuvre d'art (Daniel Payot, 1990) [ADLOA]

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L'art africain entre silence et promesse (Daniel Payot, 2009) [AAESP]

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Bibliographie de Daniel Payot

 

 

 


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