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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

 
   
Daniel Payot                     Daniel Payot
Sources (*) :                
Daniel Payot - "Anachronies de l'oeuvre d'art", Ed : Galilée, 1990,

Anachronies de l'oeuvre d'art (Daniel Payot, 1990) [ADLOA]

   
   
   
                 
                       

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Table

p9 : Avant-Propos

p13 : I. Le temps-à-l'oeuvre, Trois tentatives de description d'une figure paradoxale

p95 : II. Oeuvre et promesse.

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Pour Daniel Payot, la modernité n'en a pas fini avec la notion d'oeuvre. Mais c'est d'une autre oeuvre qu'il s'agit, qui ne se pense plus selon l'expression d'un sujet, mais dans une temporalité où son mode d'être singulier serait de différer et de se différer (4ème de couverture).

 

 

 

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Formulations à partir de ce texte (les têtes de chapitre sont entre crochets) :

 

[Ce que nous appelons "oeuvre" est la différance de la loi singulière qui se diffère en elle]

[L'oeuvre d'art est, en son plus intime, l'expérience d'une non-contemporanéité à soi]

[Avec Manet commence, sous le nom d'art, un silence profond, définitif : celui de l'édifice théologique et politique qui produisait les significations]

[L'oeuvre d'art est promesse d'une révélation imminente, qui se redit sans cesse et ne se produit pas]

[L'art moderne est essentiellement l'affirmation et l'exposition à soi-même de l'art en sa spécificité]

[Avec les médias modernes, une "téléconomie" se met en place, qui dénie la temporalité et prétend répondre sans attente à notre attente]

L'art contemporain achoppe sur une antinomie qui le fait vivre : l'oeuvre ne doit rien promettre, mais elle se promet cependant elle-même comme oeuvre

Pour ne pas trahir l'antinomie qui le constitue, l'art doit promettre le bonheur dans l'apparence de l'irréconcilié

L'autonomie de l'art moderne est l'un des noms de l'épuisement de l'art - condamné au formalisme et à l'insignifiance

La thèse de l'autonomie de l'art présuppose la figure d'un artiste moderne doué d'un pouvoir de création

L'oeuvre est cet espace encore vide de signification, dont les limites n'enserrent (pas encore) de contenu tangible, mais qui témoigne d'une fidélité à ce qui prescrit d'interrompre

La beauté est double : sous une enveloppe relative, circonstancielle, une autre beauté inaccessible est promise

Les oeuvres surgissent dans l'écart d'une économie du plaisir (dicible) et d'une jouissance (indicible)

L'art ne peut que décevoir, car il a hérité de la religion une promesse qu'il ne peut pas soutenir

L'art a pour fonction idéalisatrice de signifier la présence supérieure de l'homme, plus absolue encore que celle des dieux

Devant le retrait de tout modèle, l'oeuvre moderne met à nu la tension de toute oeuvre d'art : n'exister que dans l'écart de son être temporel

Les oeuvres modernes sont les traces d'une épreuve : un indicible suspend le discours de la continuité du plaisir

Ne pouvant s'assurer de rien qui la précède, l'oeuvre se pose comme une promesse qu'elle ne peut garantir, car elle est toujours au-delà du champ de la présence

Aujourd'hui, le courant dominant des industries culturelles est le kitsch : l'horizon du plus proche, du plus conforme et du plus calculable

L'opération de Manet, c'est la suspension de son propre désir de peindre, une dissolution qui engloutit la possibilité même d'une relève de l'art

La promesse de l'oeuvre d'art est celle d'un messianisme inversé : sauvegarder dans l'obscurité son pouvoir rédempteur, garder les vérités dans la nuit

L'oeuvre d'art est une ouverture infinie de la temporalité

Le temps est l'expérience de l'absolument autre qui ne se laisse pas absorber par l'expérience

Les oeuvres de l'art moderne se tiennent sur une ligne de tension entre deux modèles de la temporalité : accomplissement continu / attente interrompue

L'oeuvre moderne est à elle-même sa propre origine, mais cette origine n'est pas donnée d'avance, elle est toujours à venir en fonction de "ce qui aura été fait"

L'oeuvre est une énigme : elle répond d'une relation à la loi sans avoir rapport avec elle

Si l'art ne meurt pas, c'est parce que le savoir se montre impuissant à le tuer

Par son autonomie même, l'art moderne est condamné à s'ouvrir à une extériorité désormais sans nom

Le Musée est le lieu qui nous donne à voir l'art en sa vérité, en sa conscience de lui-même et de son autonomie

Anachronies de l'oeuvre d'art (Daniel Payot, 1990) [ADLOA]

 

 

 


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B1.990

YYA.1990.Payot.Daniel

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