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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
On ne croit plus aux méta - récits                     On ne croit plus aux méta - récits
Sources (*) : Le post - moderne est moderne               Le post - moderne est moderne
Jean-François Lyotard - "La condition postmoderne", Ed : Minuit, 1979, p7

 

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[L'incrédulité à l'égard des métarécits caractérise le postmoderne]

   
   
   
                 
                       

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Le "postmoderne" est l'état de la culture après les transformations des sciences et des arts constatées à partir de la fin du 19ème siècle. Il n'y a plus de critères universels de jugement. Les jeux de langage se diversifient. Les grands récits éclatent en éléments langagiers hétérogènes, et ne s'institutionnalisent que par plaques. Les valeurs de légitimité traditionnelles comme la justice ou la vérité scientifique sont remplacées par l'efficacité. Les idées de progrès ou d'émancipation apparaissent comme inconsistantes. L'invention se fait dans le dissentiment, sur un critère technologique, sans souci de vérité. Les croyances sont ébranlées.

Cette crise de crédibilité s'explique moins par le progrès des techniques et l'expansion capitaliste que par des raisons internes. Les différentes sciences se développent sur la base de leurs règles propres, sans règlementer le jeu pratique. Elles ne se réfèrent ni à une idée, ni à un principe universel. Leur engendrement n'est plus soumis à un mode général du savoir. Les investigations empiètent les unes sur les autres, de nouveaux territoires apparaissent, des disciplines disparaissent sans référence à une hiérarchie spéculative des connaissances. Les anciennes "facultés" éclatent en instituts. Ce sont des professeurs qui se reproduisent plutôt que des savants. Le sujet social lui-même (le peuple) semble se dissoudre dans cette dissémination.

La génération début-de-siècle à Vienne a été nourrie par ce pessimisme : artistes, scientifiques, philosophes. Elle a accompli un travail de deuil qui n'est plus à recommencer. Le monde postmoderne peut souscrire à d'autres formes de légitimation, par exemple celles qui lui sont proposées par le cinéma, avec ses structures narratives complexes et hétérogènes.

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Mais le cinéma lui-même, justement à cause de son affinité irrépressible avec la fiction, ne met en scène que des hantises. Il se montre incapable de construire des récits qui ouvriraient l'avenir.

 

 

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Propositions

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Un "métarécit" est un discours de légitimation des règles du jeu et des institutions qui régissent le lien social

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Les métarécits de la modernité ne légitiment pas les institutions par un acte originel fondateur, mais par une idée à faire advenir, un projet

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Le paradoxe du post-moderne, c'est que, bien que le jugement n'ait ni fondement ni critères, nous ne pouvons pas nous en débarrasser

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Le déclin postmoderne des récits de légitimation tient à ce que les sociétés sont exclusivement régies par le principe de performativité

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La destruction des métarécits modernes tient à l'impossibilité de continuer à organiser les événements selon l'idée d'une histoire universelle de l'humanité

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La modernité ne va jamais sans l'ébranlement de la croyance, et l'art moderne sans une présentation de l'imprésentable

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Le développement des technosciences, mû par une force autonome, ne s'intègre plus dans le projet d'émancipation de l'humanité

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Si l'on parle de "développement" plutôt que de "progrès", c'est parce qu'il est devenu impossible de le légitimer par la promesse d'une émancipation de l'humanité toute entière

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Dans le récit moderne, le savoir ne trouve pas sa validité en lui-même, mais dans un peuple libre, autofondé, animé par un mouvement d'autolégitimation

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Tous les arts du 20ème siècle sont marqués par un processus de subversion radicale de leur propre forme, sauf le cinéma, car il prend la suite des grands récits mythiques

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Dans le film contemporain, les structures narratives sont complexes et hétérogènes

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[Après l'épuisement des grands récits, il revient au cinéma de mettre en scène la hantise des hantises : la clôture de l'avenir]

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[La science postmoderne produit non pas du connu, mais de l'inconnu]

 

 

 


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