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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, la musique                     Derrida, la musique
Sources (*) : Derrida, reste, restance               Derrida, reste, restance
Jacques Derrida - "Schibboleth, pour Paul Celan", Ed : Galilée, 1986, pp69, 74

 

Fantaisie, prelude (Mikolajus Ciurlionis, 1908) -

L'oeuvre, sa restance

La musique est ce qui reste, quand l'être se tait

L'oeuvre, sa restance
   
   
   
               
                       

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Jacques Derrida fait allusion à deux poèmes de Paul Celan qui touchent à la musique, Singbarrer Rest et Cello-Einsatz. Le premier titre peut se traduire par Reliquat chantable et le second par Irruption du violoncelle.

Qu'est-ce qu'un poème? Une date qui se consume. Il n'en reste que la cendre, l'incantation. Ce qui est oublié, effacé - la singularité, l'unicité de cette date qui a donné naissance au poème - n'a plus d'être. Comme un anneau, le poème fait le tour d'un être perdu, indéchiffrable - qui a été perdu dès le commencement. Dans la musique aussi, le sens est perdu, le discours se tait. Le son tourne autour de ce qu'il en reste - c'est comme une circoncision des mots. Ce qui est coupé n'est pas gardé (le prépuce), il en reste la musique - et la musique est une bénédiction de ce reste qui ne reste pas. L'être y brûle au-dedans. Il n'y a plus rien ni personne, en tous cas rien ni personne dont on soit sûr, alors il faut chanter. Loué sois-tu, Personne ("Psalm", in La rose de personne). Tout est moins, tout est plus, que ce qui est sans être ("als es ist", dernier vers de "Cello-Einsatz").

 

 

Résidu à chanter (Singbarer Rest) (Traduit par André du Bouchet).

le contour / de qui, par / les lettres - faucilles sans un mot fit brèche, / à côté, à l'endroit de la neige.

tournoyant / sous les comètes / du sourcil / le regard - masse sur / laquelle, éclipsé, minuscule, / le coeur-acolyte tire / avec son / étincelle à l'entour traquée.

lèvre forclose, ébruite / que chose encore a lieu, / non loin de toi.

 

Irruption du violoncelle (Cello-Einsatz) (Traduit par Jean Daive).

Irruption du violoncelle / de sous la douleur :

les forces, au gré des contre-/ciels, réparties, / retombent non déchiffrables devant / l'axe balisé et l'accès,

le / soir franchi / est chargé de ramures de poumons,

deux / nuages de souffle en feu / fouillent dans le livre, / que le bruit des tempes ouvrit,

quelque chose devient vrai,

douze fois s'enflamme / l'au-delà atteint par des flèches,

celle au sang / noir boit / le sperme du sang noir, /

tout est moins, que / cela n'est, / tout est plus.

 

Ces deux poèmes sont publiés dans le recueil Strette.

 

 

 


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