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Les collectes de l'Orloeuvre
   
     
L'image incarne un mort                     L'image incarne un mort
Sources (*) :              
Hans Belting - "Pour une anthropologie des images", Ed : Gallimard, 2004, pp42-3

 

Statuettes d'Ain Ghazal (Jordanie, 7000 avant J-C) -

La relation entre l'image et son support (médium) a pour paradigme le culte des morts : l'image présente renvoie à une absence

   
   
   
                 
                       

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L'analogie entre l'image et la mort est aussi archaïque que l'image elle-même. Dans le culte des morts, toutes les formes ont été données à ces images : masques, peintures, costumes, momies, mannequins, fétiches. Aujourd'hui, quand la mort elle-même semble abstraite ou absente, l'image mortuaire semble tomber dans l'oubli. Pourtant les images continuent à s'offrir à notre regard comme les morts se présentent à nous : dans l'absence.

Les images, qui sont présentes (visibles), témoignent d'une absence. De là vient leur caractère énigmatique : mystère de la présence d'une absence ou d'une invisibilité. Grâce à notre mémoire corporelle [le cerveau, la vision], nous sommes capables de produire une présence de ce que nous savons absent.

En troquant le corps qu'il avait perdu contre une image, le défunt demeurait parmi les vivants. Par le médium visuel, un échange symbolique s'effectuait entre les corps vivants et la présence du défunt, entre la vie et la mort. Pour cet archétype iconique qui remonte à la nuit des temps, la fonction de représentation importait davantage que le degré de ressemblance.

A l'ancien culte des morts succèdent aujourd'hui toutes sortes de rapports à l'image. Pour percevoir des images extérieures ou intérieures d'objets absents, nous utilisons notre propre corps présent. Sa valeur de présence est transférée à l'objet invisible ou absent par l'intermédiaire de multiples supports (médiums).

Statues d'Ain Ghazal (Jordanie, 7000 avant J-C).

 

 

Contrairement au crâne de Jéricho (un vrai crâne recouvert d'un mélange de chaux et de glaise), ces statuettes sont entièrement artificielles. Elles sont faites de roseaux et de joncs recouverts du même mélange qu'à Jéricho. Elles imitent un corps complet dont le visage nous fixe avec une force hypnotique. Elles étaient utilisées lors du culte des morts. Une fois les rites accomplis, on les rangeait dans des "dépôts". Ces corps d'emprunt servaient le temps nécessaire au défunt pour parcourir le chemin qui devait le conduire chez les morts.

 

 

 


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