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La peau, premier entre - deux                     La peau, premier entre - deux
Sources (*) :              
Didier Anzieu - "Le Moi-peau -", Ed : Dunod, 1995, p68

 

Le supplice de Marsyas (Le Titien, 1575-1576) -

Mythe de Marsyas : perdre son enveloppe sonore, c'est perdre sa peau

   
   
   
                 
                       

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RESUMÉ DU MYTHE :

Un jour, Athéna fabrique une flûte à deux tuyaux avec des os de cerf. Elle joue à un banquet des dieux. Les dieux sont ravis de sa musique, sauf Héra et Aphrodite qui rient en silence. Pourquoi? parce que ses joues gonflées et son visage congestionné lui donnent un aspect grotesque. Elle jette la flûte et lance une malédiction sur qui la ramassera. C'est Marsyas. Il porte la flûte à ses lèvres. Elle joue toute seule la musique d'Athéna.

Marsyas est un dieu local de Phrygie, en concurrence avec Apollon, venu de Grèce. Il joue de cette flûte à deux tuyaux (instrument local), tandis qu'Apollon joue de la lyre à 7 cordes. On peut le comparer à Pan, dieu arcadien, montagnard lui aussi, qui joue de la flûte à un seul tuyau et sera, lui aussi, éliminé par Apollon. Son nom dérive du grec marnamaï, "celui qui combat".

Cybèle, la mère des dieux, est inconsolable après la mort d'Attis, son serviteur et sans doute aussi fils et amant. Marsyas apaise son chagrin en jouant de la flûte et enchante les paysans, qui lui disent que même Apollon ne jouerait pas aussi bien que lui. Il devient ambitieux, prétentieux. Apollon se met en colère. Il le défie avec son instrument pour savoir qui produira la plus belle musique. L'orgueilleux Marsyas accepte. Le jury sera composé des Muses.

Le concours se déroule. Les Muses sont charmées par les deux instruments. Apollon défie Marsyas : peut-il jouer avec son instrument à l'envers et chanter en même temps? Marsyas échoue. Apollon remporte le prix. Il pend Marsyas par les bras à une branche d'arbre. Marsyas dit alors : Pourquoi m'arraches-tu à moi-même? Ses plaintes sont inutiles, il est écorché vivant, sa peau vide reste suspendue ou clouée au pin. Elle sera conservée, afin de préserver la résurrection du dieu, le maintien de la vie et le retour de la fécondité dans le pays. On dit qu'à l'époque historique, sa peau pendait dans une grotte d'où jaillissait le fleuve Marsyas, impétueux et bruyant. Elle restait sensible à la musique du fleuve et aux chants des fidèles, mais elle demeurait sourde et immobile aux airs joués en l'honneur d'Apollon.

Le supplice de Marsyas (Le Titien, 1575-76).

 

 

Le mythe de Marsyas aurait inspiré Michel-Ange dans son autoportrait où il se représente en Saint-Barthélémy. Il marque le passage de l'enveloppe sonore (la parole, la musique) à l'enveloppe tactile (la peau). Etre soi-même, c'est avoir une peau à soi, et s'en servir comme d'un espace où mettre en place ses sensations. Selon Freud, la peau s'est différenciée en organes des sens. Le Moi est étayé sur l'enveloppe sonore et sur la surface cutanée. Sans cette sécurité narcissique de base (le Moi-Peau), il n'y a pas d'accomplissement sexuel possible.

 

 

 


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