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Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, la métaphore                     Derrida, la métaphore
Sources (*) : Derrida, la dissémination               Derrida, la dissémination
Jacques Derrida - "Marges de la philosophie", Ed : Minuit, 1972, p320

 

Dedoublement metaphorique (Iemanja Omulu dos Santos, 2010) -

Derrida, dédoublement

La métaphore est double : 1/ elle s'inscrit dans une syntaxe et un système sémantique; 2/ elle dissémine selon les lignes du texte

Derrida, dédoublement
   
   
   
               
                       

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1. Les métaphores ne surgissent pas au hasard. Elles émergent dans un système sémantique organisé selon une ou plusieurs syntaxe(s) qui peuvent provenir de la langue courante, avec ses passions et ses affects (le langage figuré de Jean-Jacques Rousseau) ou de réseaux associatifs. Par exemple chez Descartes on trouve un lexique psychologique ou didactique : l'arbre, le chemin, la maison, la machine, le fondement, la chaîne, et une autre stratification plus concrète avec la cire, la plume, l'habit, la nudité, l'horloge, les semences, le livre, etc... Ces systèmes métaphoriques sont articulés sur le discours philosophique avec ses concepts, son ordre des raisons, ses schèmes. Ils sont soumis au vouloir-dire, à la vérité, au signifié de la philosophie. Il est des métaphores, comme celle de la lumière naturelle dans la tradition philosophique, que même Descartes ne soumet pas au doute radical. C'est un axiome, antérieur à toute idée représentative, qui prouve l'existence d'un Dieu non trompeur. Ainsi la métaphore n'est-elle pas un élément externe, superficiel, mais un élément central, principiel : le fondement métaphysique du sens propre de l'être.

2. Mais le texte métaphorique s'écarte de la logique, il s'emporte. En se détachant de la chose et de la vérité, il ouvre l'errance du sémantique. Il se dissémine selon des lignes de perte irréductible du sens, qui s'écartent des associations de la langue courante. Elles suivent d'autres pistes : par exemple l'écrit dans la modernité littéraire, ou une machine graphique dans le cas de Freud. Quelle que soit la résistance de la syntaxe, la dépense métaphorique est irrésistible. Elle ne se laisse pas intérioriser.

 

 

3. Les deux trajets, tangents, se répètent et s'écartent l'un de l'autre. On peut comparer la métaphore à une fleur séchée qu'on laisse dans un livre. Elle est porteuse de mort, mais aussi externe au livre. De même la philosophie, pour éviter l'effacement de ses concepts, doit être réactivée par la mauvaise écriture, la métaphore. Celle-ci vient toujours en plus, en trop, mais c'est pour relancer un système qui limite idéalement à un seul (le sens propre) le sens des mots.

 

 

 


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