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L'image incarne un mort                     L'image incarne un mort
Sources (*) : Hans Belting               Hans Belting
Hans Belting - "Pour une anthropologie des images", Ed : Gallimard, 2004, p185

 

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Sur le Contemporain

[L'image est une expérience de la mort : elle met au jour ce qui n'est pas en elle, mais peut y apparaître]

Sur le Contemporain
   
   
   
                 
                       

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Quand on remonte dans l'histoire de la production des images, on rencontre cette grande absente qu'est la mort. Les morts se présentent dans l'absence, et l'expérience de la mort d'autrui nous confronte à la contradiction entre absence et présence, qui perdure même dans une époque où l'on dénie la mort.

Pour que le défunt qui a perdu son corps s'incarne dans l'image, il faut que le survivant procède à un acte d'animation. Il rappelle les images à la vie. C'est le culte des morts, par lequel le défunt est resocialisé. Le corps mortel se dissoud dans le néant, mais pas l'image. A notre époque qui a vidé les images de leur pouvoir d'incarnation, l'acte d'animation est remplacé par une remémoration, mais même dans ce cas, pour représenter quelque chose qui est absent, il faut le faire apparaître. Toute image ramène au jour ce qui n'est pas en elle. Elle appartient, elle aussi, à la mort. Pour rendre cette mort compréhensible, on préfère une image fabriquée à un cadavre ou à sa trace. L'énigme de la mort se déplace dans l'énigme de l'image. L'image est présente, mais elle consiste en une absence qui exprime la présence d'un cadavre. En elle est transféré le pouvoir d'apparaître qui appartenait au corps vivant. En constituant un espace des morts, elle acquiert un être qui consolide l'espace des vivants.

Le concept d'art a émergé quand l'image s'est détachée du culte des morts. Mais elle reste une expérience de la mort.

Quand le portrait réaliste est apparu, on a renoncé à représenter la mort par des symboles, des ombres ou des figures. On a choisi des objets tangibles, immanents, comme le crâne. Aujourd'hui, nous communiquons avec le monde virtuel par le corps vivant, qui sert d'interface. Par notre imagination, nous animons les images auxquelles nous sommes soumis, bien que ces images généralement numériques (machiniques) soient elles aussi porteuses de mort.

 

 

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Propositions

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Nous communiquons en images avec des mondes inaccessibles à nos sens : morts, absents, invisibles

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La relation entre l'image et son support (médium) a pour paradigme le culte des morts : l'image présente renvoie à une absence

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Le crâne a été introduit dans la peinture en même temps que le portrait réaliste, comme son inexorable pendant

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On a cru au début que les images photographiques évinceraient la mort - alors qu'elles en sont au contraire une expérience inédite

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L'image est présente dans le médium qui la véhicule, mais elle ne peut se réaliser sans un acte d'animation qui la détache du support et la transpose dans notre imagination

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En vidant les images de leur pouvoir d'incarnation, Platon en fait des métaphores de la mort, incapables de combler aucun manque

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La naissance du concept d'art est une transformation structurelle qui s'est produite au moment où l'image s'est détachée du culte des morts

 

 

 


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