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Les collectes de l'Orloeuvre
   
     
Le corps, idée de l'humain                     Le corps, idée de l'humain
Sources (*) : Masaccio, Brunelleschi               Masaccio, Brunelleschi
Hans Belting - "Pour une anthropologie des images", Ed : Gallimard, 2004, p260

 

L'expulsion d'Adam et Eve du Paradis (Masaccio, 1427) -

Fresque de l'église del Carmine, chapelle Brancacci, Florence.

Quand elle représente l'ombre portée des corps, la peinture devient immanente

   
   
   
                 
                       

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Adam et Eve peints par Masaccio vers 1427 projettent derrière eux des ombres portées sur le sol. Ces ombres "font mur au soleil", selon l'expression de Dante, par opposition aux morts de l'au-delà décrits dans la Divine Comédie, dont les ombres ne projettent pas d'ombre - car les images virtuelles des disparus, qui peuvent parler et souffrir, ne doivent pas être confondues avec des corps vivants. On peut comparer sa position à celle de Giotto (dont il était le contemporain) : on peut jouer sur la gradation des ombres à l'intérieur de la figure peinte pour pousser l'illusion corporelle jusqu'au leurre - comme Giotto y excelle - sans que ces figures projettent des ombres comme un corps exposé à la lumière. S'il n'y a pas d'ombre portée chez Giotto, c'est parce que chez lui, comme chez Dante, il ne faut pas confondre le corps vivant et l'image virtuelle, qui doit rester séparée du monde des corps.

Masaccio livre résolument l'image au monde de la perception. Les lois de l'optique s'y appliquent, afin que le spectateur y voie autre chose qu'une image, ou plus qu'une image. Contre la transcendance de la vie et de la mort, il en appelle à l'immanence de l'être et du paraître. Les corps peints sur les murs y projettent des ombres, comme le bien-aimé de la légende corinthienne. Masaccio s'engage dans la maîtrise technologique de l'illusion qui conduira à la suprématie de l'image sur la vie. Les corps de l'image usurpent la vie des corps qui en sont les spectateurs. L'antithèse corps/image de l'époque de Dante est dépassée.

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L'origine de la lumière à laquelle les corps font écran n'est pas dans la fresque elle-même, mais dans la chapelle réelle décorée par Masaccio (à droite de la fresque), comme si la lumière se propageait directement depuis le monde réel. Le spectateur n'est pas séparé de cette lumière fictive.

Adam et Eve chassés du paradis (Masacio, vers 1427)

 

 

 

 

 


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