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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
Van Gogh force un passage                     Van Gogh force un passage
Sources (*) : Van Gogh, la loi de l'excès               Van Gogh, la loi de l'excès
Antonin Artaud - "Oeuvres complètes d'Antonin Artaud, tome 13", Ed : Gallimard, 1974, pp14-15 - Van Gogh le suicidé de la société

 

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[Ni les institutions, ni la nature, ni la médecine et la psychiatrie ne peuvent garder la même gravitation après le passage de Van Gogh sur terre]

   
   
   
                 
                       

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Van Gogh n'était pas fou. Comme tout forcené, il se donnait la peine d'être. Ses peintures étaient des bombes atomiques à côté de toutes les autres peintures qui sévissaient à son époque. Quand les institutions se désagrégaient, dans un monde où chaque jour on mangeait du vagin cuit, un monde de partouze qui succombait à l'érotomanie, un monde de désordre, d'injustice, d'insécurité, de sanie et de crime où règnaient les accapareurs, les profiteurs, les cuistres et les souteneurs, il émettait d'insupportables vérités. Il tentait de résister aux envoûtements auxquels toute la conscience unanime participait - envoûtements généraux, universels, sociaux, massifs et globaux qui avaient aussi été dirigés contre Baudelaire, Poe, Nerval, Nietzsche, Kierkegaard, Hölderlin ou Coleridge. Mais il a fini par succomber à cette magie civique. Il s'est puni par main cuite et oreille coupée. Dans son propre corps, dans ses fibres, la société l'a suicidé.

Chaque coup de pinceau de Van Gogh est un événement. Dans les motifs les plus simples (une bougie, un oiseau, un champ de blé), il montre un monde en pleine convulsion. Il enfonce dans le gosier de la nature un clou qui en fait surgir l'énigme pure, il ouvre la porte d'un au-delà sordide et sinistre, dont il fait une réalité mythique.

 

 

[Le scripteur reconnaît que, sur la colonne de gauche, il paraphrase abusivement Artaud. Il incite le lecteur à se reporter directement au génial envoûteur, magicien et proférateur de sorts].

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Propositions

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Van Gogh peint, non pas des lignes ou des formes, mais les choses de la nature comme en pleines convulsions, et inertes

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Chaque coup de pinceau de Van Gogh sur la toile est pire qu'un événement

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Le forcené n'est pas celui qui force, mais celui qui, comme Artaud ou Van Gogh, perd la raison en étant sensé comme nul autre

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Telle une inondation de corbeaux noirs dans les fibres de son âme interne, c'est la société qui a suicidé Van Gogh pour le punir de s'être arraché à elle

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Le (i) de Van Gogh est la virgule, le point de peinture qui fait venir devant nous l'énigme pure

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Van Gogh, ce forcené, peignait sur le gouffre du souffle, avec un clou tournant dans le gosier

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Une exposition de Van Gogh est toujours une date dans l'histoire, car elle ouvre la porte d'un énigmatique et sinistre au-delà

 

 

 


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