Accueil
Projet
Derrida
Œuvrance
Sources
Scripteur
Mode d'emploi
 
         
           
Lire Derrida, L'Œuvre à venir, suivre sur Facebook L'activité du site, suivre le blog

TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

 DERRIDEX

Index des termes

de l'oeuvre

de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, la forme                     Derrida, la forme
Sources (*) : Les mots de Jacques Derrida               Les mots de Jacques Derrida
Pierre Delain - "Les mots de Jacques Derrida", Ed : Guilgal, 2004-2016, Page créée le 18 novembre 2008

[Derrida, la forme]

   
   
   
                 
                       

Le mot "forme" traduit plusieurs mots grecs (eidos, morphè), qui tous renvoient à des concepts fondamentaux de la métaphysique. La forme se donne dans l'ordre du discours, dans la langue, avec ses phrases et ses mots, fixée dans des cadres et des systèmes d'opposition, dans l'évidence d'un sens, d'une phonè, c'est-à-dire dans la présence même. C'est dans l'indicatif présent du verbe être qu'elle est la plus pure.

La bonne forme, porteuse de l'esthétique humaniste ou de la beauté idéale, s'approprie l'espace. L'artiste en cherche l'extase, mais il suffit d'une lettre ou d'un trait qui se donne à voir hors langue pour qu'elle soit expropriée, déconstruite. Alors la présence n'agraphe plus la trace, l'écriture ne s'arrête plus, elle se dissémine. L'oeuvre contourne la forme, elle l'ouvre, elle l'arrache, la disloque, la circoncit, la greffe. Elle crève l'horizon sémantique. Comme un cri informe, elle s'écarte du logocentrisme.

Le non-présent nous hante. Après avoir laissé sa trace dans la photographie, il passe aujourd'hui par le cinéma ou les télé-technologies. La transmission par l'Internet déhiérarchise le savoir, elle déforme, elle transforme l'espace public. Dans cette turbulence, la forme du livre, elle aussi, est démontée.

Pour accueillir l'autre (le visiteur), je ne peux m'appuyer sur aucune structure pré-établie. Je dois me transformer. La forme sous laquelle je m'ouvre à sa promesse est messianique, sans contenu.

 

 

--------------

Propositions

--------------

-

La forme est la présence même

-

Notre époque est celle de la voix - quand la technè et la phonè s'unissent dans la forme de la présence

-

L'indicatif présent du verbe être est la forme pure et téléologique de la logicité de l'expression

-

Tout discours a la forme d'une structure d'interprétation, dans laquelle chaque proposition se laisse interpréter dans une autre proposition

-

L'être, qui se produit dans la métaphysique occidentale comme domination d'une forme linguistique (le mot), n'est pas irréductible

-

La bonne forme est une conquête de l'espace, elle l'investit, elle le maîtrise, elle s'en empare avec violence

-

Au point critique de la bonne forme, il y a extase : dans la pointe suspendue d'un instant, l'artiste atteint une acmé

-

Il n'y a pas de place pour une esthétique de l'homme car il est porteur de l'idéal du beau et représente lui-même, dans sa forme, la beauté idéale

-

Le logocentrisme structure tout comme un langage - sauf ce qui, arbitraire et violent comme un cri informe, n'a rien à voir avec lui

-

Les chaussures de Van Gogh sont le support anonyme, vidé, d'un sujet absent dont le nom revient hanter la forme ouverte

-

La teneur conceptuelle de la dissémination, c'est que la force et la forme de sa disruption crèvent l'horizon sémantique

-

Dans un dessin ou une peinture, une lettre - trait ou forme - se donne à voir hors langue

-

Trois discours sur l'art s'entrelacent : la stricture bien serrée dans un laçage; le lacs qui traverse et disloque les jointures; la série qui supplémente, transforme et détache

-

Il faut à l'oeuvre une forme circoncise : changer de peau, l'arracher, la greffer, la contourner, tenir le désir en arrêt entre deux mouvements au-delà du cercle

-

Dans la photographie, le tout se retire et ne laisse des traces qu'en forme de fragment

-

La forme du livre est désormais soumise à une turbulence générale : en l'interrogeant pratiquement, le procès d'écriture doit aussi la démonter

-

Le cinéma est une "fantomachie" : c'est avoir la mémoire de ce qui n'a jamais eu la forme de la présence, et nous hante

-

Utiliser l'Internet implique une déhiérarchisation qui transforme le mode de transmission du savoir et des normes

-

Si je veux être chez-moi, ici-maintenant, avec mes proches, c'est pour répondre à la menace d'expropriation dont les télé-technologies sont une forme

-

Transformer l'espace public oblige à travailler dans un autre temps où la perspective est renversée, où il faut compter avec l'intempestif

-

"Autre" n'est ni une forme de présence, ni un être : c'est l'inscription de ce qui ne peut pas être posé

logo

 

 

 

 


Recherche dans les pages indexées d'Idixa par Google
 
   
   
Follow @pdelayin

 

 

 

 

 

   
 
     
 
                               
Création : Qylal

 

 
Idixa

Marque déposée

INPI 07 3 547 007

 

Derrida
DerridaForme

AA.BBB

DerridaCheminements

FO.RME

BF_DerridaForme

Rang = zQuois_Forme
Genre = -