Accueil
Projet
Derrida
Œuvrance
Sources
Scripteur
Mode d'emploi
 
         
           
Lire Derrida, L'Œuvre à venir, suivre sur Facebook L'activité du site, suivre le blog

 

TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
Husserl, expression, vouloir - dire                     Husserl, expression, vouloir - dire
Sources (*) : Derrida, la voix               Derrida, la voix
Jacques Derrida - "Marges de la philosophie", Ed : Minuit, 1972, p195

 

-

Derrida, la parole

[L'expression est, chez Husserl, une profération qui porte au-dehors un sens déjà constitué à l'intérieur - et s'épuise dans cet acte improductif]

Derrida, la parole
   
   
   
                 
                       

Pour l'acquérir, cliquez

sur le livre

 

Axiome de Husserl : Ce que j'ai à dire est déjà constitué avant que je le dise. C'est le vouloir-dire : je veux dire une chose qui est déjà là, dans mon intériorité. L'acte de profération ne change rien à son sens ni au contenu que l'expression actualise. Ainsi fonctionne l'intentionnalité husserlienne : le discours puise son sens dans une logique préétablie. Il répète et reproduit à l'extérieur un contenu qui, déjà, en son point-source, lui était propre.

Si je dis : "Ceci est blanc", énoncé à l'indicatif présent, n'importe qui peut comprendre la phrase quelles que soient les circonstances. Ce qu'elle "veut dire" est déjà dans le logos. L'autre l'entend en lui-même, comme je l'entends en moi. Tout ce qui peut être visé, tout ce qui est susceptible d'être explicité, est supposé pré-exister dans une généralité conceptuelle - même si Husserl reconnaît lui-même qu'en pratique, dans les énoncés particuliers, subsiste toujours un reste non formalisable.

Règle universelle : le vouloir-dire est un acte d'expression qui s'efface devant le passage du sens. Exprimer, c'est redoubler un sens, c'est l'imprimer comme inscription lisible, saisissable, c'est révéler un ordre verbal, celui du verbe être.

La voix phénoménologique n'est pas faite de mots, mais d'une chair transcendantale, qui continue de parler, d'être présente à soi, dans le présent vivant de son existence, même en l'absence du monde. C'est une spiritualité, une conscience, une âme solitaire, pure et inentamée, dont la substance n'est pas celle du signifiant, mais celle de la phonè. Cette parole est vivante, ne peut qu'être vivante. Pour elle, l'acte de vivre est irréductible.

Husserl présuppose que le signe transporte un sens. Il privilégie sa valeur expressive. L'expression est la source et le garant de toute valeur; c'est pour lui une évidence intuitive, qui le conduit à négliger tout ce qui est de l'ordre de l'indice ou de la texture du texte, tout ce qui déplace le sens, c'est-à-dire l'essentiel du langage et de l'écriture.

 

 

--------------

Propositions

--------------

-

Pour la phénoménologie, quel est le "principe des principes", le commencement absolu? C'est l'identité du vécu, présent à soi dans le même instant, indivisible et ponctuel

-

La voix se donne dans la conscience, comme phénomène en-dehors du monde

-

Pour Husserl, l'expression est l'acte intentionnel d'un soi qui extériorise un sens par une voix, proférée ou non

-

L'expressivité est la logicité d'un signifiant animé en vue de la présence idéale du sens

-

L'indicatif présent du verbe être est la forme pure et téléologique de la logicité de l'expression

-

La voix phénoménologique est la chair spirituelle qui continue de parler, d'être présente à soi, de s'entendre dans le logos, en l'absence du monde

-

La voix phénoménologique transforme le corps du mot en chair transcendantale

-

Chez Husserl, il n'y a "expression" que par l'intention spirituelle d'un vouloir-dire; les gestes ou extériorisations accomplis sans intention de communiquer ne veulent rien dire

-

Husserl espère que, dans le soliloque - la voix absolument basse de la "vie solitaire de l'âme" - se révèlera la pureté inentamée de l'expression

-

Le noyau de l'expérience proprement adéquate (apodictique) est la présence vivante du moi à lui-même, dans l'indétermination d'un horizon ouvert

-

[Derrida, la phénoménologie]

-

Dans la phénoménologie, la conscience (comme présence à soi du présent dans le présent vivant) et la vie (dans l'unité de son acte) échappent à la réduction transcendantale

-

La texture du texte est irréductible

-

Le mot "signe" a un double sens : "expression" ou "indice"; Husserl privilégie l'expression

-

Un sujet n'est possible que par un double mouvement : une auto-affection qui, en lui, produit le monde - et la répétition immédiate en l'autre du "s'entendre-parler"

 

 

 


Recherche dans les pages indexées d'Idixa par Google
 
   
 
 
Follow @pdelayin

 

 

 

 

 

   
 
     
 
                               
Création : Qylal

 

 
Idixa

Marque déposée

INPI 07 3 547 007

 

Derrida
HusserlExpression

AA.BBB

DerridaVoix

CN.CCC

DerridaParole

DE.LDE

LE_HusserlExpression

Rang = M
Genre = -