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de l'oeuvre

de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
La voix d'Artaud ébranle l'art                     La voix d'Artaud ébranle l'art
Sources (*) : Derrida, Artaud               Derrida, Artaud
Jacques Derrida - "Forcener le subjectile", Ed : Gallimard, 1986, p70 Derrida, la voix

[L'art d'Artaud, au-delà de l'art, repose sur la puissance d'ébranlement d'une force [la voix-souffle] qui déchire le langage et détruit la représentation]

Derrida, la voix
   
   
   
L'espace vocal L'espace vocal
                 
                       

Artaud conduit à distinguer entre deux sortes de voix : 1. la voix phonétique, celle du logos, qui met en ordre les systèmes; 2. la voix d'avant la naissance, celle de Khôra, celle du surgissement d'une force qui précède le langage et se laisse rythmer par le le souffle. Cette force est celle du théatre selon Artaud (le théatre de la cruauté). C'est aussi celle du pictogramme, une oeuvre qui n'en est pas une, qui rejette les signes, le sens, la représentation et met en mouvement la peinture et l'écriture par le timbre ou l'intonation. Cette oeuvre, il faut l'entendre. J'entends les peintres dit-il. Il a entendu Van Gogh, Chagall, Picasso et Lucas Van den Leyden. Il dessine avec sa gorge, sa bouche et sa langue, et remplit ses dessins de phonèmes et de glossèmes. Quand l'oeuvre surgit, la langue y résonne, avec son ton et son timbre. C'est une langue en mouvement qui projette des missiles, bombarde, jette des mots dans la peinture. Il faut que l'oeuvre soit sonore, gestuelle, il faut qu'elle perfore, percute, qu'elle pénètre l'oreille et l'esprit pour les émouvoir. La voix est une force de destruction. Elle déchire la surface ou le support (le subjectile), elle dévoile une vérité, elle agit comme un sort ou un envoûtement.

Cette voix, qui appartient encore à la chair, ne peut être proférée qu'une fois. Si elle se répétait, elle entrerait dans un système, ce qu'Artaud ne supporterait pas : ce serait un vol, une expropriation.

 

 

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Propositions

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Pour Artaud, le lieu du surgissement de l'oeuvre est d'avant le langage, avant même la naissance

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Dans le théatre d'Artaud, la voix qui commande aux signes est destituée pour celle qui se laisse rythmer par le souffle

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Artaud a voulu interdire que sa parole soit soufflée loin de son corps, c'est-à-dire dérobée, inspirée depuis la différance d'une autre voix

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Chez Artaud, le souffle ne se confond pas avec la voix : il perfore le subjectile, il fait la guerre aux mots et au langage

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Artaud doit expulser, forcener, mettre hors sens le subjectile, support parergonal de l'oeuvre, pour que l'oeuvre ait lieu

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Artaud n'écrit jamais "sur" ses dessins mais seulement "à même", dans l'extrême tension d'un rythme, d'une vibration, d'un timbre de voix qui donne au subjectile sa portée

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Dressé contre Dieu, crispé contre l'oeuvre, Artaud cherche le salut dans une voix qui appartienne encore à la chair

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L'art d'Artaud s'est voulu sans oeuvre et son langage sans trace, c'est-à-dire sans différence

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Le signifiant qui, tout seul, dit avant moi plus que ce que je crois vouloir dire : c'est le souffle

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Artaud a voulu effacer la répétition en général : seuls le geste ou la parole qui n'ont lieu qu'une fois et qui sont oubliés sans réserve sont dignes de son projet

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[La peinture est l'art exemplaire car elle réussit à émouvoir l'oreille autant que l'oeil]

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