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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
La pensée pèse                     La pensée pèse
Sources (*) : Un art de la pesanteur               Un art de la pesanteur
Jean-Luc Nancy - "Le poids d'une pensée, l'approche", Ed : La Phocide, 2008, p10

 

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[La pensée est la pesée même du monde - bien que, comme pensée, elle soit immatérielle et sans poids]

   
   
   
                 
                       

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Etymologiquement, pensare signifie peser, apprécier, évaluer, compenser. L'étymologie ne prouve rien, mais elle fait soupçonner que ça pense à même les langues, sans nous (c'est le poids de la pensée). Pensée et pesée se font face, se font pendant, elles glissent l'une dans l'autre. Si l'on désigne la pensée comme l'acte second, immatériel, alors l'acte premier, matériel, est pesant. Ces deux actes peuvent-ils être rapportés l'un à l'autre? Peut-on mettre sur un plateau le pesant (matériel), et sur l'autre le léger (immatériel)? Sans doute pas. Jamais la pensée ne peut saisir la pesée, jamais la pesée ne peut toucher la pensée. Nous n'accédons ni au poids de la pensée, ni à la pensée du poids. Entre les deux, entre le poids de la langue et le roseau pensant, le saut est infini. Même si nous désirons (en pensée) accéder à une trace de pesanteur dans la langue, il n'y a pas de commune mesure. L'un ne s'inscrit pas dans l'autre.

Et pourtant l'acte de la pensée est une pesée effective : la pesée des choses. Nous ne doutons pas que le sens soit incorporé à la réalité du réel, ni que le réel fasse sens. Il y a de l'existant, c'est indubitable. C'est véritablement la création du monde : là où, originellement, la pesée et la pensée s'approprient mutuellement. Les corps sont pesants, et la pensée pèse exactement le poids du sens (formulation reprise ici par Jacques Derrida). Le poids et le lieu du corps sont les conditions de l'exercice de la raison.

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Jean-Luc Nancy ne cesse de jouer et de rejouer l'opposition âme/corps. Elle se tient et ne se tient pas, elle est consistante et inconsistante, elle est indubitable et inacceptable en cette époque athée. Il oppose la pensée à la pesée comme il oppose Psychè et l'étendue.

 

 

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Propositions

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La pensée pèse exactement le poids du sens

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Le poids local d'une pensée, c'est sa finitude en son concept moderne : non pas ce qui finit, mais le non-totalisable, le non-achevé, l'ouvert par où le sens excède et s'excède

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La pensée pèse par où la raison, étant "à" soi, s'écarte "de" soi

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Exister, c'est s'approprier l'inappropriable

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[Psychè est corps, c'est-à-dire cela même qu'il s'agit de toucher par la pensée]

 

 

 


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