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Les perspectives d'Urbino                     Les perspectives d'Urbino
Sources (*) :              
Hubert Damisch - "L'origine de la pespective", Ed : Flammarion, 1987, p202

 

La Ville ideale - Citta ideale (Panneau de Berlin) -

Staatlische Museum (Berlin).

Perspective architecturale (Panneau de Berlin, env. 1460-1500)

   
   
   
                 
                       

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Le tableau lui-même ne mesure que 140 x 153 cm, mais il est peint sur un panneau d'une hauteur plus grande, la partie inférieure étant traitée comme une boiserie en trompe-l'oeil. Il est peu probable qu'il ait été exposé dans les mêmes conditions que les deux autres panneaux dits "urbinate", celui d'Urbino et celui de Baltimore, ce qui ne l'empêche pas de faire système avec eux. Comme ces deux derniers, il donne l'impression que la perspective y est représentée en tant que telle, comme un objet qui mérite en lui-même qu'on l'apprécie. Cela peut justifier qu'on l'attribue à un peintre de la cour de Federico da Montelfeltro à Urbino, mais sans certitude.

 

 

Le portique au premier plan qui ouvre sur une scène urbaine au second plan peut faire penser à certains dispositifs de théatre. Il est délimité sur les côtés par deux murs percés qui pourraient servir de coulisses. Le point de fuite est situé dans la mer, à l'infini, au centre de la scène, tout près d'un bateau qui semble s'en approcher sans pouvoir l'atteindre. Mais les lignes de fuite du pavement ne vont pas jusque là. Elles s'arrêtent sur ce qui pourrait être un quai.

Si l'on considère le panneau comme un simple tableau, le portique participe d'une fonction de cadre. Mais pourquoi lui avoir donné une place si prééminente? C'est mystérieux, aussi mystérieux que les vaisseaux fantômes qui circulent au fond de l'avenue vide. Y a-t-il, quelque part, des personnages cachés qui nous observent, comme dans un tableau de Chirico? Notre regard ne trouve nulle part où s'ancrer. En contraste avec La Réception des ambassadeurs du cycle de sainte Ursule de Carpaccio, qui date de la même époque, aucun élément narratif ne vient concurrencer la mise en scène perspective.

 

 

 


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