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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
Duplicité du musée                     Duplicité du musée
Sources (*) : Sur le Contemporain               Sur le Contemporain
Harold Rosenberg - "The De-definition of Art - La dé-définition de l'art", Ed : Collier Books, 1972, p236

 

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[Le musée moderne doit obéir à une double injonction : 1. S'ouvrir aux formes de vie les moins élitistes; 2. Sanctifier une étroite sélection de héros de l'art]

   
   
   
                 
                       

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Le musée ne s'identifie plus seulement à la mission d'incarner l'histoire de l'art. Il s'engage à répondre à une demande sociale informelle, à respecter le sentiment démocratique selon lequel son action doit être destinée à tout le monde. Pratiquement tout peut désormais y être présenté, sauf ce qui est réservé à certains circuits de distribution comme les médias, le cirque ou le cinéma. Mais malgré cet égalitarisme, il doit continuer à montrer une sélection d'artistes; et par ailleurs il est influencé par un petit groupe de conservateurs, de marchands ou de professionnels. Devant cette contradiction, il tend à dissoudre la peinture et la sculpture dans des courants plus larges : il faut que ce soit amusant, il faut offrir aux spectateurs des expériences qu'ils ne vivront nulle part ailleurs, il faut être au service du public, etc....

Tout en affirmant que l'art se dissoud dans la vie, le musée doit continuer à s'affirmer comme espace de spiritualité. La vie doit être montrée comme art, et les objets comme autre chose que ce qu'ils sont. Comment résister à ceux dont l'objectif est de défendre les femmes, les Noirs, la paix ou les jeunes? Comment répondre à ceux qui jugent qu'il est essentiel d'évoquer la crise sociale et politique? La contradiction est insoluble. Les critères esthétiques du musée viennent d'une histoire de l'art qu'il contribue à liquider. C'est une contradiction qui le conduit à devenir lui-même un média bas-de-gamme.

Le conservateur ou critique d'art organise des shows pour lesquels il en vient parfois à commander lui-même des oeuvres d'art. En construisant sa carrière, il s'érige en pouvoir qui légitime les oeuvres et oriente les marchés.

 

 

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Propositions

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Dans le musée se concentre l'ambivalence de la culture d'aujourd'hui : préserver la valeur cultuelle de l'oeuvre en la soumettant aux valeurs d'exposition et de distraction

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En art contemporain, un tabou interdit de définir un objet par ce à quoi il ressemble : une planche n'est pas une planche, un cube de plexiglas n'est pas un cube

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L'art moderne est un espace de spiritualité laïque, objet d'une intellection particulière, - qu'institutionalise le musée

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Le musée, qui incarne physiquement la séparation entre arts et évenements, est aussi une puissance institutionnelle dont la stratégie fabrique l'histoire de l'art

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Le musée est l'un des pouvoirs d'une machine culturelle, sociale, policière et métaphysique de spéculation d'Etat sur les marchés, de fondation, de légitimation et de canonisation

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L'esthétisation ou la muséification du monde qui commence dans les années 1960 est une façon pour le monde de l'art de se retirer de la crise sociale

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Désormais c'est le critique d'art qui est l'artiste : son médium est d'autres artistes auxquels il commande des pièces pour des expositions

 

 

 


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