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Sources (*) : Un sujet qui ne tient qu'à un fil               Un sujet qui ne tient qu'à un fil
Hubert Damisch - "L'origine de la pespective", Ed : Flammarion, 1987, p433

 

La reception des ambassadeurs (Carpaccio, 1490-96) -

Peinture moderne, sujet dissocié

La peinture d'histoire introduit un décalage entre la narration et la construction perspective (cycle de sainte Ursule de Carpaccio, 1490-96)

Peinture moderne, sujet dissocié
   
   
   
                 
                       

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Le cycle de sainte Ursule a été conçu par Vittore Carpaccio vers 1490-96 pour être disposé sur un mur d'oratoire. Dans ce premier tableau de la série, La réception des ambassadeurs (dont l'histoire est racontée ici), un espace vide nous rappelle que l'histoire devait s'inscrire sur un mur. Les trois moments de la représentation s'inscrivent sur un espace qui ressemble au portique de la Perspective architecturale de Berlin.

 

 

Les ambassadeurs viennent demander au roi de Bretagne la main de sa fille Ursule. A gauche un portique vu en enfilade avec quelques jeunes gens habillés à la mode de l'époque, au centre la cérémonie proprement dite, à droite le roi écoute sa fille poser ses conditions [qui la conduiront au martyre, avec ses 11.000 vierges]. Devant la scène, sur un proscenium très étroit, se tiennent trois personnages : à gauche le narrateur, sous les ambassadeurs un page qui nous regarde droit dans les yeux, à droite une femme assise sur une marche. En toile de fond, une large vue qui ressemble à Venise. Les façades des édifices et les constructions du port oblitèrent la ligne d'horizon. Faisant écran au point de fuite, une feluque se déploie, sa voile gonflée par le vent.

Alors que le panneau de Berlin se déploie en profondeur, vers un point à l'infini, c'est ici la narration qui prévaut, dans le sens longitudinal. La perspective du récit est privilégiée par rapport à l'illusionnisme de la scène. Elle a son origine dans le narrateur, sur la marge, et non pas dans le sujet, dont le regard est représenté par celui du petit page. Le point de fuite ne se situe pas au centre, mais déporté vers la gauche. Vers le centre de la composition, un grand édifice ressemble au temple circulaire de la Città ideale ou au baptistère de l'expérience de Brunelleschi. Dans son portail ouvert se profilent deux personnages, comme les deux témoins du mariage des époux Arnolfini.

Le décalage nait de la tension entre l'économie de la scène et celle du récit. Cette tension est redoublée par l'écart entre les deux pôles de la composition, géométrique et imaginaire.

 

 

 


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