Accueil
Projet
Derrida
Œuvrance
Sources
Scripteur
Mode d'emploi
 
         
           
Lire Derrida, L'Œuvre à venir, suivre sur Facebook L'activité du site, suivre le blog

 

TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
Peinture moderne, sujet dissocié                     Peinture moderne, sujet dissocié
Sources (*) : Hubert Damisch               Hubert Damisch
Hubert Damisch - "L'origine de la pespective", Ed : Flammarion, 1987, p452

 

-

Sur le Contemporain

[La peinture moderne commence quand le lieu du sujet se dissocie de sa construction imaginaire]

Sur le Contemporain
   
   
   
                 
                       

Pour l'acqurir, cliquez

sur le livre

 

Dans la première expérience de Brunelleschi (1425), le sujet se place dans le portail de la cathédrale; par le relais du miroir, son regard réduit à un oeil se confond avec le point de fuite. Il n'y a pas de distance entre les deux. Dans le Double portrait des Arnolfini (1434), Van Eyck a réuni dans le miroir, où convergent les points de fuite du tableau, deux témoins de la scène. Ils sont dans le même lieu, mais distincts. Dans les Ménines (1657), Velasquez a dissocié la porte du fond, près de laquelle se trouve le point de fuite, et le miroir, où le sujet peut imaginer qu'il se voit, s'il est à la place des souverains. Le sujet n'est plus identique à son oeil. Comme dans le cycle de sainte Ursule (1490-96) de Carpaccio, il y a décalage entre la narration (imaginaire) et la construction perspective (symbolique). Dans ce parcours d'une oeuvre à l'autre, on voit le lieu du sujet, tel qu'assigné par la construction perspective, se dissocier de la position imaginaire qui rend possible l'identification.

Si l'on suit Damisch, la division du sujet de la peinture commence dès la Renaissance. Mais avec Courbet, Manet, les impressionnistes et après eux Picasso (qui, dans sa série sur les Ménines peinte entre août et décembre 1957, travaille le rapport entre le miroir et la porte jusqu'à faire disparaître le miroir), la menace se radicalisera.

 

 

--------------

Propositions

--------------

-

L'expérience de Brunelleschi est le stade du miroir de la peinture

-

Les "Ménines" de Velasquez font apparaître que l'essence de la représentation classique est la mise en abyme

-

Dans les Ménines, il n'y a pas un Velasquez, mais deux : la représentation se constitue dans l'écart entre les deux, entre l'organisation géométrique et la structure imaginaire

-

Comme celui des Ménines, le point de fuite de la peinture moderne n'est jamais assuré de sa position

-

La peinture d'histoire introduit un décalage entre la narration et la construction perspective (cycle de sainte Ursule de Carpaccio, 1490-96)

-

La perspective dite "géométrique" démontre que la peinture peut faire retour sur elle-même, s'interpréter, se penser et penser le sujet à partir d'un tiers

 

 

 


Recherche dans les pages indexées d'Idixa par Google
 
   
 
 
Follow @pdelayin

 

 

 

 

 

   
 
     
 
                               
Création : Qylal

 

 
Idixa

Marque déposée

INPI 07 3 547 007

 

Damisch
PeintureSujet

AA.BBB

DamischCheminements

LE.LEE

PlanSite

GD.LDG

DA_PeintureSujet

Rang = LM
Genre = IA -