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Les collectes de l'Orloeuvre
   
     
Troisième boucle d'hominescence                     Troisième boucle d'hominescence
Sources (*) :              
Michel Serres - "Hominescence", Ed : Le Pommier, 2001, p183

 

Les champs (Paulo Cesar de Albuquerque, 1996) -

Dans une seconde boucle d'hominescence, nous changeons d'habitat : le corps se globalise, nous devenons responsables de la terre

   
   
   
                 
                       

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Le plus grand événement du 20ème siècle est la fin de l'agriculture en tant que pilote de l'humanité. Quand on passe de la domestication à l'agriculture industrielle, les cadres d'espace et de temps des humains s'écartent du monde agricole. Une nouvelle place se dessine pour le corps. Celui des animaux, calibré et aseptisé, n'habite plus dans le même lieu que celui des humains. Avec la sécurité alimentaire, l'humain maîtrise mieux sa santé et sa reproduction. Il voit et entend toutes sortes d'ondes ou de vibrations, naguère invisibles et inaudibles. Il devient capable de voler et de procréer à distance.

Passant de la métaphysique à la physique, de la spéculation à l'action, de la contemplation à la responsabilité, l'homme vit dans un nouvel univers, globalisé, dans lequel on ne peut plus découper de zones ou de niches contrôlables par des pouvoirs locaux. Les sujets et objets traditionnels, localisés, séparés les uns des autres, apparaissent désuets. Désormais objets et sujets rétroagissent. Un bénéfice en un lieu peut se traduire par un déficit en un autre lieu. On ne peut pas connaître les objets-monde comme on connaissait un objet délimité : il faut de nouvelles communautés, une opinion publique mondiale d'un nouveau genre dans une humanité complexe, grise et bigarrée.

 

 

Mangeant des aliments dont il ignore l'origine, l'homme habite dans un espace que Michel Serres appelle le Biosom : un corps en voie d'embrasser la totalité de la vie. Dans cet espace global ou mondial, il fabrique des objets-monde qui eux-mêmes façonnent la nature. C'est à cette nouvelle nature qu'il doit ensuite s'adapter.

Quand la terre globale devient elle-même sujet de droit (politique), elle entre dans l'histoire, y compris l'histoire du droit (contrat naturel). Quand naît l'homo universalis, il faut construire un nouveau grand récit global, qui donne espoir en un humanisme décentré.

 

 

 


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