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Les statues africaines nous engagent                     Les statues africaines nous engagent
Sources (*) :              
Daniel Payot - "L'art africain entre silence et promesse", Ed : Circé, 2009, p15

 

Masque Dogon (Mali, vers 950) -

L'art africain est mort, mais cette mort n'est pas naturelle : ce sont les Blancs qui l'ont tué, par leur intrusion sur la terre où il avait ses racines et ses raisons de vivre

   
   
   
                 
                       

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C'est la thèse qu'Alain Resnais et Chris Marker ont défendue dans leur film Les Statues meurent aussi, réalisé en 1953. Commandé par la revue Présence Africaine, ce film sera censuré en août 1953. Des coupes seront imposées, et les sanctions ne seront levées qu'à la fin des années 60. Pourquoi? Resnais et Marker voulaient corriger l'exclusion de siècles de culture humaine. Ils voulaient réparer l'oubli des grands empires d'Afrique, restaurer l'orgueil du Noir. Mais ce n'était pas suffisant. Cette réparation-là n'était pas assez juste. Pourquoi l'art africain est-il présenté au Musée de l'homme, et non pas au Louvre? Pourquoi en parle-t-on comme un art défunt, sans s'interroger sur les raisons de ce décès? D'une part les Occidentaux reconnaissent cet art, ils le font entrer dans l'histoire de l'art, mais d'autre part leur regard le tue. Pourquoi? Qu'est-ce qui tue? Le regard esthétique fait disparaître ce que ces beaux objets représentent, à quoi ils servent, la fonction qu'ils occupent dans la vie quotidienne politique ou religieuse. Le Blanc prend l'objet matériel, il l'emporte dans ses musées, mais l'objet n'a plus d'âme, plus de terre, plus de lieu. Il ne parle plus aucune autre langue que la valeur d'exposition. Le monde autour de lui s'est tu. Un silence de mort le saisit. L'Occidental confisque l'objet et détruit le regard qui le faisait vivre. C'est ce mépris qui fait souffrir l'Africain d'aujourd'hui.

 

 

 

 

 


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