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Interpréter, c'est caresser                     Interpréter, c'est caresser
Sources (*) : Le hidouch [nouveau] ajoute au monde               Le hidouch [nouveau] ajoute au monde
Marc-Alain Ouaknin - "Le livre brûlé, Lire le talmud", Ed : Seuil-Lieu commun, 1994, p102

 

Habitations aux grandes portes (Paul Klee, 1925) -

L'interprétation doit s'entendre dans le sens de l'expression biblique : "Il a ouvert et il a dit" (Patah veamar)

   
   
   
                 
                       

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Quand un historien analyse un texte, il cherche à éliminer sa propre influence. Il fait tout pour garder ses distances, pour être "hors-jeu" par rapport à un document dont il ne se veut pas le destinataire. Cette approche est utile, mais ce n'est pas celle de l'interprète talmudique. Le lecteur ne peut comprendre le sens d'un texte que s'il considère qu'il s'adresse à lui [comme Dieu, sur le mont Sinaï, s'est adressé à tous les humains, passés, présents et futurs]. La distance temporelle ouvre à la compréhension d'autres possibilités. Dès l'origine, l'horizon personnel de l'interprète est impliqué. Il ne cherche pas à remonter à une vie passée, mais à se comprendre lui-même. Il ne cherche pas l'objectivité, mais à actualiser les possibilités uniques et sans précédent qui sont les siennes. Interpréter, c'est engager, au présent, tout son vécu.

Le midrach et le Zohar reprennent l'expression biblique "Il a ouvert et il a dit". Ouvrir, c'est briser le verset, c'est ouvrir le mot. C'est faire éclater le texte pour qu'il ne soit plus abordé dans sa linéarité, mais comme volume. On décompose chaque mot, on le tourne et on le retourne jusqu'au point où il n'est plus possible d'aller outre. Mais même alors, l'altérité et l'extériorité du texte n'est pas entamée. Le gage de sa richesse inépuisable, c'est qu'on ne puisse pas mordre dans sa chair. Sa puissance insoupçonnée reste intacte. On le caresse, mais il reste inaccessible.

 

 

 

 

 


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