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Sources (*) : Interpréter, c'est caresser               Interpréter, c'est caresser
Marc-Alain Ouaknin - "Le livre brûlé, Lire le talmud", Ed : Seuil-Lieu commun, 1994, p147

 

Diagramme du Zohar reecrivant le verset (Pv 18,10) -

La lecture hébraïque (guezéra chava) n'opère pas sur un texte linéaire, mais par sa mise en volume, en réseaux

   
   
   
                 
                       

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La "guezéra chava" est une des règles élaborées par Rabbi Ichmaël pour interpréter le texte biblique (tora, talmud), qu'on peut traduire en français par analogie sémantique.. C'est une méthode de comparaison intertextuelle qui met chaque énoncé en relation avec d'autres énoncés. Un texte est toujours considéré dans son ouverture, dans un rapport ou un passage vers un autre texte. Son sens n'est ni dans l'un, ni dans l'autre, mais entre les deux. Chaque texte déjoue l'autre pour lui interdire de s'enfermer dans une pensée qui ne passe plus.

Dans la phrase hébraïque, les mots ne sont pas subordonnés grammaticalement les uns aux autres. Ils coexistent. Ils peuvent signifier en-dehors de leurs contextes ou être déplacés dans d'autres contextes, où ils gardent leur sens. Ce processus dépasse la polysémie ou l'ambiguïté sémantique. Il ne s'agit pas seulement de comparer les significations, mais de faire en sorte qu'elles ne puissent plus se resédimenter ou recristalliser. Le texte est stratifié, spatialisé, dynamisé, ouvert en un volume signifiant. Il résonne sur différents registres pluridimensionnels, renvoyant à des textes présents et absents. Il produit un nouveau rapport au temps et à l'histoire, dans lequel le lecteur a le pouvoir de réinventer la langue.

On peut illustrer ce processus par un passage du Zohar (Zohar Berechit 37b) qui commente un verset des Proverbes (Pv 18:10) : "Une tour forte est le nom de Dieu, en lui le juste court est élevé". Ce texte [considéré parfois comme un nom de Dieu] est réécrit dans la forme ci-contre : 3 lignes, 3 colonnes, 3 lettres. Ainsi réécrit, le livre est le lieu même de l'engendrement.

Tableau issu du Zohar.

 

 

On peut lire ce texte en prenant les lettres une à une, verticalement, de haut en bas ou de bas en haut. On peut sauter des lettres, les prendre en diagonale ou n'importe où. On peut les décaler, les différer, les compléter. Certains mots sont éclatés, dispersés, tandis que d'autres mots apparaissent. Le texte devient tissu, textile, entrelacement de fils. La surface de la langue est brisée. Cette lecture disséminante fabrique le texte. Elle engendre le livre.

 

 

 


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