Accueil
Projet
Derrida
Œuvrance
Sources
Scripteur
Mode d'emploi
 
         
           
Lire Derrida, L'Œuvre à venir, suivre sur Facebook L'activité du site, suivre le blog

TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

Les collectes de l'Orloeuvre
   
     
Le hidouch [nouveau] ajoute au monde                     Le hidouch [nouveau] ajoute au monde
Sources (*) : Que le livre se retire!               Que le livre se retire!
Marc-Alain Ouaknin - "Le livre brûlé, Lire le talmud", Ed : Seuil-Lieu commun, 1994, pp241-2

 

Extrait de la tora encadre par les Nounim (Nb 35-36) -

Il faut qu'un livre, pour être un livre, soit une parole parlante, une bouche

   
   
   
                 
                       

Pour l'acquťrir, cliquez

sur le livre

 

Marc-Alain Ouaknin se réfère à deux versets (Nb 10, 35-36) qui, dans les exemplaires sacrés de la tora, sont traditionnellement encadrés par deux signes (les nounim, deux lettres "noun", mais inversées) qui les séparent du reste du texte. Ces deux versets contiennent, à eux deux, 85 lettres. Dans un passage du talmud (Traité Chabbat pp115-116), la signification de cette singularité est discutée. Selon l'un des sages cités dans ce texte talmudique, ce passage constitue à lui seul un livre. Cela signifie qu'il suffit de 85 lettres pour faire un livre. On en déduit que les prescriptions de la tora concernant les livres (par exemple : tu sauveras les livres sacrés d'une synagogue en feu, même le jour du chabat) s'appliquent à tout texte qui contient au moins 85 lettres.

Le talmud ne s'intéresse pas au contenu de ces 85 lettres, mais seulement à leur forme, à leur nombre. Mais pourquoi 85? Comment interpréter ce chiffre? Marc-Alain Ouaknin propose de mettre en oeuvre la guematria (valeur cabalistique des lettres). 85 est la valeur des deux lettres Pé et Hé conjointes, deux lettres qui peuvent se lire Pe, la bouche. En conséquence, un livre est livre s'il a une bouche, c'est-à-dire s'il parle. Pour qu'il y ait livre, il faut qu'il y ait parole parlante, c'est-à-dire création de sens (hidouch). Il faut que le livre ajoute - par sa forme et non pas par son contenu immédiatement lisible - de l'absolument nouveau à l'être. Sa structure n'est pas celle du texte, mais celle du rapport de l'homme au livre. Un livre n'est livre que s'il est l'origine de l'ouverture d'une bouche.

Ces 85 lettres ne sont pas nécessairement consécutives. Il suffit que, dans un livre détériorié, on puisse encore compter 85 lettres, même dispersées, pour qu'il faille le sauver.

 

 

 

 

 


Recherche dans les pages indexées d'Idixa par Google
 
   
 
 
Follow @pdelayin

 

 

 

 

 

   
 
     
 
                               
Création : Qylal

 

 
Idixa

Marque déposée

INPI 07 3 547 007

 

Ouaknin
OuakninHidouch

GC.LGC

OuakninLivre

ME.LME

X.bouche

Rang = SLivre
Genre = MR - IA