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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
La manne est questionnement                     La manne est questionnement
Sources (*) : L'hébreu vient d'au - delà du fleuve               L'hébreu vient d'au - delà du fleuve
Marc-Alain Ouaknin - "Le livre brûlé, Lire le talmud", Ed : Seuil-Lieu commun, 1994, p255

 

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[La manne est double : d'une part, elle est questionnement, renouvellement infini des goûts et des substances; d'autre part, elle se répète chaque jour à l'identique]

   
   
   
                 
                       

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Pour nourrir les Hébreux, Dieu fait venir dans le désert une couche de rosée. Sur cette couche s'élève une croûte mince comme le givre. Les fils d'Israël se disent l'un à l'autre : Man-hou (Qu'est-ce?). C'est une substance qui ressemble à une grande coriandre blanche et qui a le goût d'une galette au miel. Cette substance, ils en mangent tous les jours, et au bout de quelque temps, ils en ont assez, se mettent à pleurer et disent : Qui nous fera manger de la viande? Nous nous souvenons du poisson que nous mangions à satiété en Egypte, et des concombres, et des pastèques, et des poireaux, et des oignons, et de l'ail! Et maintenant, notre gorge est sèche : plus rien, rien que la Manne sous nos yeux! (Nb 11, 4-5-6).

On trouve dans ce récit abrégé le deux dimensions de la manne :

- Le mot lui-même, manne, est la question, le questionnement. L'homme ne reste pas dans la quiétude, dans l'évidence. Il parle, il s'interroge, il se met en question. Il ne se contente pas de l'ordre établi, il va au-delà, il se lance dans la traversée du désert. Il devient.

- Avec la répétition, on oublie que la manne a été une question. Les hébreux sont nostalgiques, ils en ont assez de ces graines blanches, ils voudraient manger de la viande, revenir à un passé qui n'a peut-être jamais existé. Ils ressassent l'identique, le même, sans plus se soucier de l'avenir, sans s'interroger sur eux-mêmes. Par rapport à Dieu qui les a sortis de l'esclavage en Egypte, n'est-ce pas une faute?

C'est une faute, non pas par manque de reconnaissance, mais parce que la manne est ce qu'on en fait. Elle peut avoir tous les goûts, tous les sens, et même toutes les consistances (ou presque), à condition de renoncer à la répétition, de reprendre sans cesse le questionnement.

 

 

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Propositions

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En la manne se trouvaient tous les goûts, et chacun goûtait ce qu'il voulait

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La manne est le signe parfait, le paradigme de tous les signes : un signifiant vide qui ne renvoie à aucun signifié particulier

 

 

 


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