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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

 
   
Michael Fried                     Michael Fried
Sources (*) :                
Michael Fried - "La place du spectateur - Esthétique et origines de la peinture moderne", Ed : Gallimard, 1990,

La place du spectateur - Esthétique et origines de la peinture moderne (Michael Fried, 1980, paru en fançais en 1990) [LPDS]

   
   
   
                 
                       

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sur le livre

 

Table

pI : Avant-propos à l'édition française.

 

p9 : Introduction

p23 : I. La primauté de l'absorbement

p67 : II. Vers une fiction suprême

p113 : III. Le tableau et le spectateur.

 

Ànnexes

p169 : Frédéric Melchior Grimm : Sur la simplicité du sujet et l'unité dans la peinture

p175 : La Lettre sur les spectacles de Jean-Jacques Rousseau et Les Affinités électives de Goethe

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Sous le titre général Esthétique et origines de la peinture moderne, ce livre est le premier d'une série de trois qui comprend aussi Le réalisme de Courbet et Le modernisme de Manet. Il porte sur la mutation qui est intervenue dans la peinture française dans la seconde moitié du 18ème siècle, qui allait conduire à l'invention de la peinture moderne au siècle suivant.

Vers 1750, avec Chardin puis d'autres peintres comme Greuze, émerge un nouveau concept de tableau : celui où les personnages, absorbés dans leur activité, s'isolent du regard du spectateur. Michael Fried appelle cet état absorbement. Il est théorisé par Diderot, qui valorise le silence, la solitude, l'oubli de soi, la méditation. Les personnages ne s'adressent pas au spectateur, mais s'expriment à l'intérieur de la scène. De cette façon, l'intensité dramatique de la peinture s'exerce de la façon la plus intense. A la même époque, un autre courant se développe : la peinture se théatralise. Son expérience est conditionnée par la présence du spectateur à l'intérieur même du tableau. Dans les deux cas, la perspective classique traditionnelle, basée sur un spectateur localisé en face du point de fuite, est abandonnée.

Pour résoudre l'antinomie qui existe entre ces deux tendances liées mais contradictoires, il faudra trouver de nouvelles solutions techniques. David s'attellera à cette tâche en multipliant les points de vue, avant que les tableaux ne se réorganisent autour de la présence constitutive du spectateur, avec Manet.

 

 

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Formulations à partir de ce texte (les têtes de chapitre sont entre crochets) :

 

[La peinture moderne commence avec Manet, quand il bâtit ses tableaux autour de la présence constitutive du spectateur]

[Vers 1750, la peinture française tend à l'"absorbement" des personnages dans un état ou une activité qui les isole du regard du spectateur]

[Dans la seconde moitié du 18ème siècle, les buts de la peinture se rapprochent de ceux du théâtre : primauté de l'expression vraie et dramatique]

Paradoxe de Diderot : 1. le tableau doit ignorer le spectateur; 2. il faut que le spectateur soit suffisamment impressionné pour tomber en arrêt devant la scène

Un nouveau concept de tableau - qui attire, arrête et attache le spectateur - émerge en France vers 1750, quand on exige de l'oeuvre unité, instantanéité et autonomie

En ayant le sentiment d'être présent à l'intérieur du tableau, le spectateur éprouve intensément son existence, dans l'espace et surtout dans la durée

Un drame s'exprime de la manière la plus intense par le silence, la solitude et l'absorbement

Si, quand on fait un tableau, on suppose des spectateurs, alors le peintre sort de la toile, comme l'acteur qui parle au parterre

Dans son Bélisaire comme dans ses autres peintures d'histoire, David accentue l'intensité dramatique en multipliant les points de vue du spectateur

Jean-Baptiste Chardin a contribué à séculariser la tradition picturale de l'"absorbement", que les plus grands maîtres avaient illustrée depuis le 17ème siècle

La grandeur de Chardin tient à sa capacité miraculeuse à triompher de la trivialité de ses sujets pour les faire parvenir à leur plus parfaite expression

La peinture classique respecte le principe de l'unité d'action et de temps, qui l'associe intimement au théâtre et à la tragédie

Le "Radeau de la Méduse" est le premier tableau à supporter de plein fouet la contradiction insurmontable entre la théâtralisation et l'absence du spectateur

Quand la peinture se théâtralise, il faut des artefacts pour faire croire qu'il n'y a personne au monde que les personnages du tableau

La lecture de la bible (Jean-Baptiste Greuze, 1755)

Vers 1750, la peinture française commence à valoriser le silence, la solitude et la vérité

Pour qu'un tableau captive le public, il faut que son thème évoque aussi la captation : oubli de soi, méditation, inconscience ou absorbement dans une activité

La place du spectateur - Esthétique et origines de la peinture moderne (Michael Fried, 1980, paru en fançais en 1990) [LPDS]

 

 

 


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FriedParcours

B1.990

YYA.1990.Fried.Michael

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