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                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
Manet, premier moderne                     Manet, premier moderne
Sources (*) : Absorbement et anti - théatralité               Absorbement et anti - théatralité
Michael Fried - "La place du spectateur - Esthétique et origines de la peinture moderne", Ed : Gallimard, 1990, pI, pVI

 

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Edouard Manet

[La peinture moderne commence avec Manet, quand il bâtit ses tableaux autour de la présence constitutive du spectateur]

Edouard Manet
   
   
   
                 
                       

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On admet généralement qu'Edouard Manet est à l'origine de la peinture moderne. Mais en quoi? Et pourquoi ses tableaux des années 1860 ont-ils été vécus par le public comme une extrême provocation?

Il se situe au point de croisement de deux courants :

- dès le 18ème siècle, avec Chardin et Greuze, la peinture française, réagissant contre les excès du baroque - a voulu mettre à l'écart le spectateur. Sous l'influence de Diderot et d'autres critiques, on voulait à la fois que le spectateur soit impressionné par la scène et que les personnages représentés ignorent sa présence. C'est ce que Michael Fried appelle l'absorbement ou encore l'anti-théatralité. Absorbés dans leur état et leur activité, les personnages sont isolés du regard du spectateur et ne partagent en aucune façon son espace.

- Avec la génération de 1863, certains peintres (Manet, Whistler, Fantin-Latour, Legros) tentent de réintroduire la théatralité dont leurs précécesseurs avaient voulu se débarrasser, Ils font entrer à la fois le spectateur et le public dans le tableau. La toile ne renferme plus l'espace. Les personnages ont le regard tourné en-dehors du champ délimité par le tableau. A la manière de la jeune effrontée du Déjeuner sur l'herbe, ils se confrontent avec force et intensité au spectateur, ce qui confère à la scène une dimension d'instantanéité.

Mais ce retour de la théatralité est complexe. De David à Courbet en passant par Goya et Géricault, les deux traditions se mêlent. Edouard Manet a cette particularité de concentrer en lui les tensions entre les deux. Il ne cèdera jamais sur ce point, contrairement à ses compagnons des années 1860, qui suivront d'autres voies.

 

 

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Propositions

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Le portrait chez Manet s'adresse au spectateur vivant; c'est une confrontation qui doit être aussi frappante, intense et impressionnante que possible

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Un regard tourné vers le spectateur confère à la scène une dimension d'instantanéité

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Il y a chez Edouard Manet une préférence pour les personnages en présentation frontale, aussi dénués d'expression que possible

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L'extrême provocation qu'a représenté la peinture de Manet pour ses contemporains tient à sa double qualité théâtrale et anti-théâtrale : le spectateur, qui regarde, est regardé

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[On trouve, dans l'art de Manet, une disparité interne, inexplicable, une discordance, une tension fondamentale]

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Le basculement de l'art moderne vers la représentation de la laideur commence en 1865-66 avec le tableau de Courbet, l'Origine du Monde

 

 

 


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