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Théatralité de la peinture                     Théatralité de la peinture
Sources (*) : L'antithéatralité française               L'antithéatralité française
Michael Fried - "La place du spectateur - Esthétique et origines de la peinture moderne", Ed : Gallimard, 1990, pp91-2

 

Le fils ingrat (Jean-Baptiste Greuze, 1777) -

Un nouveau concept de tableau - qui attire, arrête et attache le spectateur - émerge en France vers 1750, quand on exige de l'oeuvre unité, instantanéité et autonomie

   
   
   
                 
                       

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En 1712, Shaftesbury propose d'utiliser en anglais le terme "tablature" ou "tabula" pour le distinguer du mot "picture", seul mot disponible pour désigner un tableau. Ce mot désignerait des peintures soumises à une exigence d'unité contrairement aux fresques sur les murs, aux plafonds, escaliers et coupoles, qui n'ont pas cette exigence. L'équivalent français de "tabula" est "tableau". On oppose la peinture décorative et dépendante de l'architecture à une oeuvre marqué par l'unité, l'instantanéité et l'autonomie.

Dans cette conception, un tableau doit être intelligible instantanément et universellement. On ne doit pas avoir à le déchiffrer. Ce doit être une scène claire, simple et liée, où se réalise une véritable unité dramatique. Diderot, lui aussi, défendait cette conception. Il voulait une peinture instantanée, déterminée par une cause unique, contrairement à la peinture rococo. Une conscience instantanée fournit la meilleure image de l'âme humaine. Pour s'exprimer, il lui faut une unité d'action, de temps, de lieu, et aussi de point de vue - ce qui fixe la place du spectateur face à la scène peinte.

La première tâche du peintre est de toucher l'âme du spectateur par l'entremise des yeux. Un tableau doit maintenir son attention et le retenir, ensorcelé, incapable de mouvement.

 

 

Ce tableau de Greuze, loué par les contemporains, illustre les paradoxes de la nouvelle conception du tableau. D'une part, il faut que les personnages soient absorbés dans leur action et aucunement tournés vers nous. Mais d'autre part, il faut que la scène nous touche instantanément, nous émeuve, et nous assigne un point de vue émotionnel ou moral dont nous ne pouvons pas nous écarter.

Le drame construit, organisé et composé pour toucher l'âme du spectateur est à la fois théatral (la scène tragique) et anti-théatral (le spectateur n'est pas présent dans la scène).

 

 

 


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