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Absorbement et anti - théatralité                     Absorbement et anti - théatralité
Sources (*) : Théatralité de la peinture               Théatralité de la peinture
Michael Fried - "La place du spectateur - Esthétique et origines de la peinture moderne", Ed : Gallimard, 1990, p109

 

Suzanne et les vieillards (Sebastiano Ricci, 1713) -

L'antithéatralité française

Paradoxe de Diderot : 1. le tableau doit ignorer le spectateur; 2. il faut que le spectateur soit suffisamment impressionné pour tomber en arrêt devant la scène

L'antithéatralité française
   
   
   
                 
                       

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En peinture comme au théatre, le spectateur doit être séparé de l'action qui se déroule sur scène. Il faut absolument soutenir l'illusion selon laquelle il n'y a aucun témoin de la scène. L'acteur de théatre doit ignorer qu'il est observé et ne jamais s'adresser au parterre, et le personnage pictural doit être captivé, absorbé par son action. Cela exclut les grimaces, les exagérations, les embellissements excessifs et les comportements maniérés destinés à faire impression ou à séduire le spectateur.

Diderot défend la naïveté en peinture. Les figures de Poussin sont naïves, de même que les vieillards de Raphaël. Elles ne posent pas. L'intérêt que le spectateur prend aux passions et aux actions humaines ne tient pas au respect des principes académiques, mais à l'unité du tableau, entièrement subordonnée à l'engagement des personnages dans l'action.

Cela conduit à un paradoxe. Le tableau est fait pour être regardé. Il doit attirer l'attention du spectateur, le maintenir le plus longtemps possible dans la contemplation. Mais cela n'est possible que si ce même spectateur est mis à distance. Il doit être convaincu de sa propre absence de la scène de la représentation [en tant que regard extérieur]. Pour cela, soit il est ignoré par le ou les personnages du tableau, soit au contraire il a la sensation de trouver sa place à l'intérieur même du tableau.

 

 

Dans Suzanne et les vieillards, de Sebastiano Ricci (1713), il faut que le spectateur voie la nudité [et la beauté] de Suzanne. D'une certaine façon, il prend la place des vieillards. Mais pour bien distinguer les deux regards, les vieillards se trouvent de l'autre côté. Ce qu'ils voient n'est pas ce que voit le spectateur. Comme le dit Diderot : C'est la différence d'une femme qu'on voit et d'une femme qui se montre.

 

 

 


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