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Gustave Courbet                     Gustave Courbet
             

 

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Page créée par le scripteur le 26 novembre 2009.

[A partir des oeuvres de Gustave Courbet (1819-1877)]

   
   
   
                 
                       

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Gustave Courbet est né dans une famille aisée qui possédait de vastes terres dans la région d'Ornans. Dès son plus jeune âge, il s'intéresse à la peinture, puis va étudier à Paris où il s'installe tout en restant fidèle à sa région d'origine (la vallée de la Loue). Sa carrière commence par une remarquable série d'autoportraits qui prolonge ceux de Rembrandt ou des espagnols du 17ème siècle, tout en inaugurant une nouvelle posture d'artiste qu'il qualifiera de "réaliste". La place très singulière de Courbet dans l'histoire de l'art tient à cette posture - dont L'Origine du monde est un emblème. Michael Fried parle d'auto-absorbement : une façon de se montrer soi-même dans l'effort qu'exige l'acte de peindre, d'impliquer son propre corps et celui du spectateur, tout en ignorant son regard.

Dans les années 1848-50, il prend ses distances avec l'art officiel. Avec ses grandes toiles provocatrices et réalistes, aux dimensions monumentales, intitulées Une après-dînée à Ornans, Les Casseurs de pierre ou Un enterrement à Ornans, il dérange. Il affiche son mépris pour les autorités constituées, son rejet de la peinture d'histoire et des principes traditionnels de la composition. Pour reproduire la réalité, il prend le parti d'appliquer la peinture de la manière la plus franche et brutale. Mais la façon dont il s'implique dans l'acte de peindre déborde ses intentions. Son "réalisme" implique une présence intensément corporelle, qui entretient une tension entre différents points de vue.

On dit que sa peinture commence à décliner dès 1955, année de l'Atelier du peintre - ce qui ne l'empêche pas de peindre encore quelques tableaux magnifiques. Mais avec l'avènement de Manet au début des années 1860, un problème difficile émerge. Ce n'est plus lui la source d'innovation dans la peinture. Devant la difficulté à se trouver une place singulière, en-dehors de l'avant-garde, il frise l'échec.

Baudelaire lui a reproché son Réalisme (avec un grand R), incompatible selon lui avec l'exercice de l'imagination. Mais une lecture attentive des oeuvres conduit à d'autres conclusions. Il est faux de dire que Courbet a dépeint la réalité comme s'il n'existait pas lui-même (la définition la plus courante du réalisme). Au contraire il est bien présent, au coeur de ses tableaux, comme le montrent les nombreux autoportraits qu'il a peints au début de sa carrière. La relation entre le peintre et le spectateur est même au coeur de sa peinture. L'usage qu'il fait de ses matériaux n'est pas purement technique; il est allégorique, métaphorique et imaginatif.

Propositions (les têtes de parcours sont entre crochets) :

 

 

 


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