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Courbet, autoportraits                     Courbet, autoportraits
Sources (*) : Courbet se montre vivant               Courbet se montre vivant
Michael Fried - "Le réalisme de Courbet, Esthétique et origines de la peinture moderne, tome 2", Ed : Gallimard, 1993, pp65-66

 

Petit portrait de l'artiste au chien noir (Gustave Courbet, 1842) -

En jouant sur la proximité entre la représentation et la surface du tableau, Courbet attire le spectateur dans l'image

   
   
   
                 
                       

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Ici Courbet n'a que 23 ans. Assis bien droit avec cet épagneul sur ses genoux, il semble un peu efféminé. Son corps est en biais et sa tête tournée vers le spectateur. Pourtant, il ne le regarde pas vraiment, il est absorbé dans ses pensées. Une ombre cerne ses yeux grands ouverts. Son bras est posé sur une table qui s'avance vers nous, comme s'il voulait nous faire partager son espace - un dispositif qu'on trouve souvent chez lui, par exemple dans L'Homme blessé. Le dos de la main, aussi clair que le visage, se détache dans la partie inférieure du tableau. L'ensemble affirme une intime proximité avec le spectateur.

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Pourquoi Courbet avance-t-il son bras vers nous? Imaginons qu'il se regarde dans un miroir. Nous (le spectateur) nous trouvons à peu près à l'emplacement de ce miroir. Le bras qui s'avance vers nous, qui nous semble être le bras droit du peintre, est en réalité son bras gauche, celui qui tient la palette. Dans cette image spéculaire [analogue à celle-ci], à la place du bras droit qui tient le pinceau (et le cachant) se trouve une tête de chien. Courbet recule la tête, il regarde le miroir dans l'attente d'avancer son pinceau. Sa posture est à peu près équivalente à celle d'un dessin de 1847, plus explicite.

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Quelques décennies plus tard, Van Gogh jouera sur une proximité analogue avec ses Souliers.

 

 

 

 

 


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