Accueil
Projet
Derrida
Œuvrance
Sources
Scripteur
Mode d'emploi
 
         
           
Lire Derrida, L'Œuvre à venir, suivre sur Facebook L'activité du site, suivre le blog

 

TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
Commencer, c'est citer                     Commencer, c'est citer
Sources (*) : "Il faut" collecter               "Il faut" collecter
Calixthe Daggoua - "Répliques et réplications", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 17 février 2010

 

-

[Citer, plagier, copier, tel est le triptyque qui met l'oeuvre en mouvement; mais - si c'est une oeuvre - elle ne s'arrête pas là]

   
   
   
                 
                       

logo

Cliquer pour accéder à son texte

 

- C. : On a toujours copié les oeuvres de ses prédecesseurs, on les a toujours arrachées de leur contexte et citées, on en a toujours fait des prises et des reprises, et c'est ainsi qu'on a fabriqué du nouveau, parfois en le voulant, et parfois sans même le vouloir. Il suffit d'un autre montage, d'une autre logique, et c'est une oeuvre qui commence.

- H. : Oui, c'est la version optimiste. Mais il y a aussi la version pessimiste : ceux qui copient sans rien faire. Ils font semblant d'écrire mais ils n'écrivent pas, ils font semblant de signer mais ils ne signent pas!

- C. : Peut-être, mais comment distinguer entre les deux? Ceux qui se prétendent juges ne sont-ils pas eux-mêmes des menteurs et des faussaires?

- H. : Ah tiens! Je croyais qu'il n'y avait pas de différence entre créateurs et faussaires! L'original ne se confond pas avec sa copie. Moi je crois à cette différence, et je vais même t'en proposer un critère : Il y a contrefaçon quand le texte ne s'arrête pas, quand il reste en continuité avec ses sources. Pour qu'il y ait oeuvre, il faut un arrêt, une délimitation.

- C. : Et qui jugera de l'arrêt? Qui jugera de la délimitation? Qui et quand? Tout texte se greffe sur d'autres textes et y produit des effets inattendus, instables et la plupart du temps impossibles à arrêter. Il s'y consume.

- P. : Les oeuvres sont faites pour être plagiées. Elles appellent le pillage, elles l'exigent, elles demandent qu'on les travaille au corps et n'acquièrent leur statut qu'après que leur contenu ait été greffé dans d'autres oeuvres. Et d'ailleurs une chose qui ne serait ni citée, ni plagiée, ni copiée, existerait-elle encore en tant qu'oeuvre?

- J. : Pas à notre époque. Désormais l'oeuvre a perdu toute autonomie. Plus la législation sur les droits d'auteur se durcit, plus les emprunts se multiplient, plus les sources se mélangent et plus les oeuvres n'existent que par leurs renvois.

 

 

--------------

Propositions

--------------

-

Tout commence dans le pli de la citation

-

Le concept de citation implique que l'objet historique, quel qu'il puisse être, soit arraché au contexte qui est le sien

-

Nécessité du plagiat : on prend son bien où on le trouve; la poésie ne doit pas être faite par un, mais par tous

-

Dans une "autre logique" de la citation, le fragment répété invente, il fait oeuvre à son tour - comme Echo répétant Narcisse

-

La citation cesse d'être une citation, dès lors qu'elle se laisse travailler au corps même du texte

-

La possibilité de prélèvement ou de greffe citationnelle appartient à la structure de toute marque, parlée ou écrite

-

L'art de citer sans guillemets est en corrélation très étroite avec la théorie du montage

-

L'oeuvre d'art existe moins comme objet que par les copies, les interprétations, les rivalités et les transformations qu'elle suscite - c'est-à-dire par ses spectres

-

La traduction répond à une double dette insolvable : celle du traducteur à l'égard de ce qui est "à-traduire"; et celle de l'"oeuvre originale", à laquelle il manque quelque chose

-

En ne renvoyant qu'à sa propre écriture tout en se consumant dans la lecture d'autres textes, l'opération textuelle derridienne met en question l'unité du livre

-

A partir de 1912, Duchamp ne conçoit plus aucune oeuvre d'art autonome, toutes renvoient l'une à l'autre

-

Une culture vivante et libre repose sur de multiples emprunts au domaine public, lesquels sont considérés aujourd'hui comme du piratage

 

 

 


Recherche dans les pages indexées d'Idixa par Google
 
   
 
 
Follow @pdelayin

 

 

 

 

 

   
 
     
 
                               
Création : Qylal

 

 
Idixa

Marque déposée

INPI 07 3 547 007

 

Calixthe
OeuvrePlagiat

AA.BBB

CDKTache

HF.LHF

JC_OeuvrePlagiat

Rang = NCitation
Genre = -