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La loi souveraine ne prescrit rien                     La loi souveraine ne prescrit rien
Sources (*) : Un messianisme au - delà de la loi               Un messianisme au - delà de la loi
Giorgio Agamben - "Homo sacer I. Le pouvoir souverain et la vie nue", Ed : Seuil, 1997, p64

 

Giovanni Boldini -

Le risque de la déconstruction, c'est qu'en n'ayant pas voulu entrer par la porte de la Loi, elle n'aie pas permis non plus qu'elle soit fermée

   
   
   
                 
                       

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Dans son interprétation de la nouvelle de Kafka, Devant la loi, Jacques Derrida remarque que c'est le paysan lui-même qui s'interdit de franchir la porte de la loi. Il s'arrête, se sent obligé d'obéir à une voix qui lui dirait : "Je t'ordonne de ne pas venir jusqu'à moi". Il ne peut entrer en relation qu'avec les représentants de la loi, pas avec la loi elle-même. Agamben interprète cela comme une indécidabilité. Tout se passe (selon Agamben) comme si le paysan était condamné à une négociation infinie et insoluble avec le gardien. Ne pouvait aboutir, il se fait le gardien du néant sur lequel ouvre la porte - à moins que ce ne soit le déconstructeur lui-même (Derrida) qui se soit érigé en gardien.

Malheur à ceux qui ont enlevé la clef de la connaissance! dit Agamben. Eux-mêmes n'y entrent pas, ils empêchent les autres d'y entrer et empêchent aussi que se réalise la dernière phrase du texte de Kafka : "Personne d'autre n'avait le droit d'entrer par ici, car cette porte t'était destinée, à toi seul. Maintenant je pars et je vais la fermer".

A cette interprétation d'Agamben, on peut répondre que Jacques Derrida ne renvoie pas à une indécidabilité, mais à une impossibilité. Le paysan ne peut pas franchir la porte, car derrière la porte, il n'y a rien. Une loi qui se tait, qui ne dit rien, dont il ne nous est rien dit, est structurellement inaccessible, non pas en raison d'une hésitation, d'une indécidabilité ou de l'obstacle que poserait le gardien, mais parce que (selon Derrida), son lieu est un non-lieu. Si le paysan pouvait accéder à la loi, il serait le messie - sur ce point, Derrida et Agamben pourraient peut-être s'accorder.

 

 

 

 

 


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