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Les collectes de l'Orloeuvre
   
     
Babel, plus de langue unique                     Babel, plus de langue unique
Sources (*) : Babel, mot polysémique               Babel, mot polysémique
Armand Abécassis - "La pensée juive (tome 3) - Espaces de l'oubli et mémoires du temps", Ed : Livre de Poche, 1996, p96

 

Metropolis (Fritz Lang, 1927) -

En la qualifiant de "balal" (confusion en hébreu), les juifs babyloniens se moquaient de Babel et de sa tour (Bâb-Ilou, la "porte de Dieu" en akkadien)

   
   
   
                 
                       

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La tour de Babel, cette ziggourat qu'on appelait aussi Etemenanki (maison du fondement du Ciel et de la Terre en akkadien) était gigantesque pour l'époque : 90 m de base et 90 m de haut pour 5 ou 7 étages. Très ancienne, aussi vieille que la ville, fabriquée en briques cuites d'argile et de bitume, elle avait été plusieurs fois détruite et reconstruite. Une chapelle en briques émaillées bleues la couronnait. On pouvait accéder au sommet par un escalier extérieur gigantesque. Dans une ville gérée par les prêtres, Nabuchodonosor, le souverain qui avait déporté les Judéens, honorait le dieu Mardouk. C'est lui qui avait agrandi la tour et embelli cette ville d'environ 80.000 habitants, dont l'activité économique était dominée par les marchands (grains, bétail, esclaves et argent).

Les Judéens, déportés sur place en -587 alors que la tour était déjà plusieurs fois centenaire, étaient habitués à construire en pierre de taille. Ils devaient trouver cette construction fragile et peu esthétique.

 

 

En hébreu, la racine BLL signifie confondre, brouiller. La rapprocher du mot babylonien Babel, c'est montrer son scepticisme à l'égard du gigantisme massif de la civilisation babylonienne. Certes, selon la tradition biblique, tous les hommes descendent de Noé et toutes les langues sont issues d'une langue originelle unique. Mais les peuples sont différents les uns des autres. Leur généalogie ne remonte pas au même fils de Noé (Sem ou Chem pour les Judéens, Cham pour Babylone). Les babyloniens sont des bâtisseurs, des travailleurs, mais du point de vue hébreu, leurs constructions sont fragiles. Elles ne peuvent que se disloquer au cours des siècles.

 

 

 


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EE.LEE

S.brouillage

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