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Les collectes de l'Orloeuvre
   
     
Babel, plus de langue unique                     Babel, plus de langue unique
Sources (*) : Babel, mot polysémique               Babel, mot polysémique
André Neher - "L'exil de la parole (du silence biblique au silence d'Auschwitz)", Ed : Seuil, 1970, p111

 

Parade nazie -

A l'époque de la tour de Babel, l'univers n'avait qu'un seul bord, c'est-à-dire une seule langue

   
   
   
                 
                       

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Toute la terre avait une seule langue et les mêmes mots dit le texte (Gn 11:2). La racine du mot traduit par "langue", safah, désigne aussi le bord, la limite, la frontière. La limite terrestre était un cercle fermé. Aucun point n'ouvrait sur d'autres horizons. Dans cet univers, la tour à construire était un centre, un nouveau commencement (inacceptable pour Dieu), elle-même fabriquée à partir de choses fermées (devarim), les briques. Une brique est comptée pour son poids et non pour sa qualité. On la distribue au prorata de son efficacité. Elle participe d'un monde de la possession et de l'avoir où l'homme, comme la parole (davar), est transformé en chose impersonnelle. Devant le silence majestueux de l'oeuvre d'art, il se tait.

Selon un midrach, lorsqu'un homme tombait de l'échafaudage de la tour de Babel, personne ne s'en souciait, mais la cassure d'une brique provoquait deuils et pleurs.

Les bâtisseurs anonymes de la tour de Babel s'expriment au pluriel de l'impératif : Allons, briquetons des briques... construisons une ville... C'est la même parole indistinctement valable pour tous, adressée à une masse dans les formes de la propagande, de la démagogie. Il faut que ces hommes se mobilisent et c'est ce qu'ils font : ils écoutent et obéissent.

 

 

C'est une époque où la terre était bloquée. La parole ne circulait pas. Le déluge n'avait pas suffi pour la relancer. L'univers était clos et ses horizons scellés.

 

 

 


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