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TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
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Le Tout se disloque | Le Tout se disloque | ||||||||||||||||
Sources (*) : | |||||||||||||||||
Franz Rosenzweig - "L'étoile de la rédemption", Ed : Seuil, 2003, p20 Ex Libris - |
En l'enveloppant dans les concepts du Un et du Tout, qui ne sauraient mourir, la philosophie exclut du monde le singulier et son angoisse de la mort |
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Tout ce qui est mortel vit dans l'angoisse de la mort. Le "Je" attend avec crainte le moment de sombrer dans cet abîme. Mais la philosophie ignore cette angoisse. L'âme y prend son envol en ignorant sa séparation d'avec le corps. Face à l'anéantissement, la philosophie sourit de son sourire vide. Elle ne veut rien savoir de cet au-delà. Elle recommande le suicide, cette mort contre-nature. Tandis que l'homme, aussi longtemps qu'il vit sur terre, doit tenir tête au néant, la philosophie tisse autour de lui son idée du Tout. Un Tout ne saurait mourir; dans le Tout, rien ne mourrait. Exclure du monde le singulier, c'est décréer, c'est envelopper la matière rebelle dans le concept du Un et du Tout. Ainsi la mort est-elle engloutie dans la nuit universelle du néant. En vérité, la mort, qui est l'obscur présupposé de toute vie, est impossible à éliminer. Elle oppose à la philosophie son dur cri, elle résiste à son mensonge compatissant. Car la mort n'est pas rien; c'est au contraire le Tout, présupposé de la philosophie, qui est rien. La mort est impossible à bannir du monde. Face à la pensée une et universelle du tout, elle oppose la multiplicité. Au lieu du néant un qui serait réellement rien, se dressent mille néants qui sont quelque chose justement parce qu'ils sont multiples. |
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Création
: Guilgal |
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Idixa
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Rosenzweig RosenzMeta DE.LDE UTotalite Rang = LPhilosophieGenre = MK - NG |
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