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Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, retrait, effacement                     Derrida, retrait, effacement
Sources (*) : La métaphore se retire               La métaphore se retire
Jacques Derrida - "Psyché, Inventions de l'autre (tome 1)", Ed : Galilée, 1987, pp81-2 - Le retrait de la métaphore

 

La source de l'Elbe (Caspar David Friedrich, 1830) -

Derrida, sa Cabale cachée

On peut traduire, aujourd'hui, l'"Entziehung" heideggerien - ce voilement de l'être - par le mot "retrait", altéré et chargé de tout son potentiel polysémique et disséminant

Derrida, sa Cabale cachée
   
   
   
               
                       

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[Entziehung (Heidegger)] On ne peut pas nommer l'être directement. Il est caché, dissimulé, voilé, retiré. Dans la tradition occidentale, on en parle en multipliant les détours : modes, figures, tropes, tours de rhétorique, etc... Ces mots multiples, ces déplacements métaphorico-métonymiques, nous enferment dans l'enclos de la métaphysique. L'être reste en suspens, il ne se présente qu'oblitéré.

[Re-trait (Derrida)] Aujourd'hui, les métaphores se multiplient. Chaque fois, un trait supplémentaire, une explication en plus, une figure supplémentaire, en abus et en surabondance, redouble le trait. Si l'on finit par penser l'être en son retrait, ce n'est pas parce que les métaphores auraient aidé à retrouver son sens propre ou originel, c'est parce que leur prolifération ne désigne plus aucun étant, plus rien - et ce plus rien, c'est l'être. De surcharge en surcharge, la métaphore se retire. Un métalangage formel, technique et babélien, à la place du père, occupe une position intenable : une limite qui se déborde elle-même, une invagination chiasmatique des bords. En se disséminant et en se décomposant, le discours finit par développer tout le potentiel polysémique de ce mot que Jacques Derrida a choisi : retrait.

Ce qui émerge avec le retrait [derridien, c'est-à-dire celui d'aujourd'hui] n'est pas du familier, du reconnaissable [comme le demanderait la métaphore traditionnelle qui cherche à faire comprendre, à expliquer], c'est de l'espacement, du nouveau, de l'inouï, du catastrophique, du renversant. Quand on abuse de la métaphore, elle finit par se déborder elle-même.

 

 

Jacques Derrida, qui intitule son texte "le retrait de la métaphore", s'explique sur le choix de ce mot, "retrait", pour traduire des mots heideggeriens comme Verborgenheit (être caché), Verhülung (voilement, dissimulation) ou entziehen (se retirer). Ce choix [dit-il] est contextuel. Il ne vaut que dans les limites de la tentative d'analyse de la métaphore qu'il entreprend dans le présent texte, et pour en capter le maximum d'énergie et d'information. Il n'est pas sûr qu'on puisse l'organiser en système. Il n'est pas sûr non plus que son usage n'entraîne pas une certaine violence, une capture d'un texte [l'allemand de Heidegger] par un autre [le français de Derrida]. C'est un coup de force, un abus, une catachrèse.

Mais après ces précautions, il assume. Une bonne traduction, dit-il, doit toujours abuser. Le voici effectivement qui abuse de Heidegger : retrait traduit Entziehung, mais il ne le traduit pas, il vient en plus. Entre le texte de Derrida et celui de Heidegger, le rapport est singulier. C'est une traduction, mais extérieure, étrangère à l'objet qu'elle traduit.

 

 

 


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