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Les collectes de l'Orloeuvre
   
     
La tâche du traducteur                     La tâche du traducteur
Sources (*) :              
Walter Benjamin - "Oeuvres I", Ed : Folio-Gallimard, 2000, pp254-5- La tâche du traducteur

 

Persistence of window - mirrored conatus... (Jef Safi, 2009) -

Dans les traductions se cache le langage vrai, qui n'est pas l'original mais le lieu où toutes les langues tombent d'accord, même si les phrases ne parviennent pas à s'entendre

   
   
   
                 
                       

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Quelle est la tâche du traducteur? Pour éveiller dans une autre langue l'écho de l'original, il doit découvrir l'intention cachée dans le texte. Il ne s'agit pas de l'intention naïve et intuitive de l'écrivain, mais de celle qui est inscrite sous forme ultime, dérivée, idéelle, dans l'oeuvre singulière. Elle ne se situe pas dans la langue de l'original, dans les phrases et jugements pris un par un, mais dehors, dans le langage vrai. Toute pensée s'efforce de révéler l'ultime secret de ce langage, qui lui-même est silencieux. Il n'y a a pas plus de muse de la traduction que de muse de la philosophie, et pourtant tous deux aspirent à cette perfection que la diversité des langues porte en germe, et dont ils ne pourront jamais s'acquitter.

Tout doit tendre à la restitution du sens. Pour y accéder, la fidélité et la liberté sont tous deux nécessaires. Apparemment, elles sont contradictoires. Une traduction littérale peut trahir le sens, et une liberté débridée peut être incompatible avec sa restitution. Ce qui compte est la visée : rendre reconnaissable le texte comme fragment d'un langage plus grand, exprimer le désir d'une complémentarité des langues, laisser passer l'incommunicable qui est en toute oeuvre et en toute langue. S'il n'y a pas que du langagier ou du communicable dans l'oeuvre, il faut exercer sa liberté pour transposer le pur langage qui y est captif, et le libérer dans sa propre langue, dont les barrières sont brisées.

"Si jamais un langage de la vérité existe, où les ultimes secrets, que toute pensée s'efforce de révéler, sont conservés sans tension et eux-mêmes silencieux, ce langage de la vérité est - le vrai langage. Et ce langage, dont le pressentiment et la description constituent la seule perfection que puisse espérer le philosophe, est justement caché, de façon intensive, dans les traductions" (Oeuvres 1 pp254-255).

 

 

On trouvera cette photo de Jef Safi à cette adresse.

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Et voici ce qu'ajoute Walter Benjamin : "De même que la tangente ne touche le cercle que de façon fugitive et en un seul point et que c'est ce contact, non le point, qui lui assigne la loi selon laquelle elle poursuit à l'infini sa trajectoire droite, ainsi la traduction touche l'original de façon fugitive et seulement dans le point infiniment petit du sens, pour suivre ensuite sa trajectoire la plus propre, selon la loi de la fidélité dans la liberté du mouvement langagier" (Oeuvres 1 p258).

 

 

 


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